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Au milieu du IVe siècle, dans les communautés de Mésopotamie, la réforme liturgique mise en vigueur par le Concile de Nicée pour la célébration de la Pâques annuelle n'a pas fait disparaître tout à fait certains caractères natifs ni certains accents propres à la célébration judéo-chrétienne ; celle-ci focalisait sa mémoire davantage sur la Passion du Seigneur et sa Descente au Shéol que sur sa Résurrection.
Bien que largement postérieures à l'Homélie sur la Pâque de Méliton de Sardes (CS 123), c'est de cette date Pâque quartodécimane primitive que, dans leur étonnant archaïsme, les Hymnes pascales d'Ephrem (306-373) nous font apercevoir les traits, et là ne réside pas le moindre de leur intérêt ? A bien des égards, leur témoignage gagne à être confronté à celui du douzième Exposé (sur la Pâque) d'Aphraate (SC 359).
Si " l'anti-judaïsme " atteint ici un rare degré de virulence, il ne saurait occulter ni la rémanence de traditions rabbiniques, ni l'allure midrachisante de certaines concaténations scriptuaires, ni la richesse du symbolisme, ni le vivacité de la dramaturgie, ni surtout la fraîcheur et la virtuosité poétique avec laquelle est constamment évoqué Nisan (avril), le mois pascal et printanier, véritable protagoniste de ce recueil.
Ephrem ne développe dans ce style ni sotériologie d'orientation paulinienne, ni, curieusement, théologie baptismale, de l'Exode, et, solidaire d'un siècle soucieux d'illustrer une théologie de la " victoire ", donne à l'événement pascal toute son orchestration cosmique.
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