Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

La triade

Couverture du livre « La triade » de  aux éditions Atelier Contemporain
Résumé:

C?est tout de même quelque chose que cette rencontre de trois expériences éprises avant tout de la Réalité. Henri Maldiney La rencontre est une source vive pour certaines des plus belles aventures de notre histoire de l?art : ainsi Mallarmé et Manet ou Mallarmé et Redon, Braque et... Voir plus

C?est tout de même quelque chose que cette rencontre de trois expériences éprises avant tout de la Réalité. Henri Maldiney La rencontre est une source vive pour certaines des plus belles aventures de notre histoire de l?art : ainsi Mallarmé et Manet ou Mallarmé et Redon, Braque et Reverdy.
Ainsi l?amitié qui unit en une sorte de Triade un peintre, Pierre Tal-Coat (1905-1985), un philosophe, Henri Maldiney (1912-2013) et un poète, André du Bouchet (1924-2001).
Commencée à l?été 1948, à Aix-en-Provence où Tal-Coat habitait dans les parages de la Montagne Sainte-Victoire, cette relation féconde se poursuivit jusqu?à la disparition du peintre et, bien au-delà, André du Bouchet et Henri Maldiney cherchèrent la vérité de cette peinture jusqu?à leur propre disparition.
La Triade ne désigne ni un groupe ni une École mais des interlocuteurs doués chacun d?une indépendance impérieuse. Leur amitié donna lieu à des préfaces, à des articles, à des livres, à des dessins et à des gravures pour ces livres : ceux qu?André du Bouchet et Pierre Tal-Coat réalisèrent ensemble comptent parmi les chefs d??uvre du livre illustré. De la mise en page à l?accrochage le pas fut souvent franchi vers de grandes expositions.
La Triade ne représente pas un abri, plutôt « une clairière en formation ». Chacun éprouva dans le voisinage de l?autre une chance pour sa pensée et pour sa création.
Ainsi le philosophe qui pratiquait l?alpinisme prêtait-il autant d?attention aux failles de l?homme qu?aux fêlures de la roche, il avait reconnu très tôt que la secousse, la déchirure animaient profondément les fulgurances de la poésie d?André du Bouchet et que le peintre des Failles visait toujours, comme lui, l?arête la plus aiguë.
Leur correspondance atteste les liens, les rebonds des rencontres inattendues donc sans cesse un nouveau travail qui se confond avec les ruptures ou les permanences de la vie. La continuité amicale apporte un soutien, souvent matériel, elle s?exerce aussi dans la marche sur les sentiers de campagne et de montagne, elle nous offre déjà les premiers états, les premiers éclats de textes habités, éclairés, traversés, « espacés » par la présence de Tal-Coat.

Donner votre avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.