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La lèpre n'a pas touché mon âme

Couverture du livre « La lèpre n'a pas touché mon âme » de Ngom El Hadj aux éditions Art-access
  • Date de parution :
  • Editeur : Art-access
  • EAN : 9782953131406
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Parler de moi me semble difficile, vous allez comprendre pourquoi . Je suis né le 7 mars 1946 à Diahao, capitale du royaume du Sine, en pays Sérère au Sénégal, en Afrique de l'ouest. Je dois vous parler de mon ethnie (L'ethnie sérère et l'histoire du Royaume du Sine Saloum), et de la région... Voir plus

Parler de moi me semble difficile, vous allez comprendre pourquoi . Je suis né le 7 mars 1946 à Diahao, capitale du royaume du Sine, en pays Sérère au Sénégal, en Afrique de l'ouest. Je dois vous parler de mon ethnie (L'ethnie sérère et l'histoire du Royaume du Sine Saloum), et de la région dans laquelle je vis. Nos origines remontent à l'Egypte d'où nous sommes arrivés pour nous installer au Sénégal jusqu'au Sine Saloum. Sur notre passage nous avons jalonné le chemin de pierres levées, ces monolithes, que l'on trouve encore partout dans la région. Dans les livres des études ont été menées pour savoir si ces pierres sont des tombes, mais cela fait partie des choses mystérieuses d'une ethnie qu'on ne tient pas forcément à dévoiler. En revanche, le culte de ces pierres levées confirme que nous sommes un peuple essentiellement cultivateur. De nos jours certaines familles élèvent encore des pierres mais ce culte se perd au fil du temps car les gens se convertissent beaucoup à la Religion musulmane au détriment de notre religion traditionnelle. Les Sérères, sont des faiseurs de pluie. Nous invoquons la pluie pour nos cultures tous les ans à l'approche de la saison des pluies. Autre chose qui caractérise notre culture, ce sont les tombes de nos morts. Les corps sont enterrés et puis nous plaçons au dessus d'eux un toit de la forme d'un toit de case, en pierre et en paille. Au fil du temps ce toit s'affaisse jusqu'à ne laisser qu'un petit monticule à l'emplacement du corps du défunt. Nous, les lépreux, nous ne pratiquons plus cette tradition, car dès sa création le village fut destiné à recevoir des malades, quelle que soit leur ethnie, leur religion. Par conséquent le brassage culturel a fait que nous enterrons nos morts selon la religion musulmane, dans un linceul à quelques centimètres de la surface du sol, le corps orienté vers La Mecque. Mais dans la région ces toits sont toujours construits. Nos Rois eux sont enterrés dans des puits à une grande profondeur pour éviter les pratiques magiques des familles rivales. Ces puits sont cachés. Nous pensons que la vie continue outre tombe de la même manière qu'elle se déroule sur terre. Les principales villes sacrées depuis l'arrivée du peuple sérère dans la région du Sine Saloum sont Kaön, Sine et Diahao. C'est là que demeurent les tambours. Enfin ce que je peux dire c'est que notre dieu céleste s'appelle Rog dans notre langue. Quand nous le prions et pour lui montrer notre plus grand respect nous l'appelons Rog Sen. Sen est une sorte de nom de famille qui le rend encore plus respectable dans nos requêtes.

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