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La Dame Des 35 Heures

Couverture du livre « La dame des 35 heures » de Philippe Alexandre et Beatrix De L'Aulnoit aux éditions Robert Laffont
Résumé:

Un pamphlet mordant sur la femme politique la plus ambitieuse de sa génération.0300Pour tous, elle est «Martine». Truculente, elle a la dent dure, elle fait rire. Et personne au monde n´est épargné. «Nuls» sont les journalistes, les députés de droite, les grands patrons français, les... Voir plus

Un pamphlet mordant sur la femme politique la plus ambitieuse de sa génération.0300Pour tous, elle est «Martine». Truculente, elle a la dent dure, elle fait rire. Et personne au monde n´est épargné. «Nuls» sont les journalistes, les députés de droite, les grands patrons français, les syndicalistes, les fonctionnaires... Et même ses conseillers qui, au ministère, craignent de lui soumettre un dossier.Elle règne au firmament des sondages. À l´inverse de son père, Jacques Delors, elle se voit déjà à Matignon ou à l´Élysée. N´a-t-elle pas donné les 35 heures à la France? Oui, mais elle a aussi berné les patrons et rallumé la lutte des classes. La ministre Aubry a réussi un exploit inédit: les syndicats sont avec leurs adversaires sur les barricades. La CGT, la CFDT et FO ne lui pardonnent pas le «mépris» qu´elle affiche pour les partenaires sociaux, et s´inquiètent de l´addition de deux cents milliards que salariés et contribuables vont devoir se partager.De son rôle au sein du Parti socialiste au bilan mitigé de son passage au gouvernement, de ses relations avec Pierre Mauroy, Dominique Strauss-Khan ou Ernest-Antoine Seillière à son élection à la mairie de Lille..., Philippe Alexandre et Béatrix de l´Aulnoit nous dévoilent les revers de la fulgurante et spectaculaire ascension de Martine Aubry.0400«Ah, vous écrivez sur...» La phrase reste en l´air. On tremble de prononcer le nom qui va déclencher des fureurs, des malédictions, des secousses telluriques. Ce livre est la plus téméraire, la plus folle des entreprises. Martine Aubry est aussi sacrée que ces paisibles ruminants qui traversent les rues de Bombay au milieu de la foule. C´est blasphémer que de la considérer bêtement comme une femme exerçant des responsabilités publiques.Depuis son apparition sur la scène, le monde entier la contemple comme une icône. Avant de l´approcher, il faut se prosterner. Un jour ou l´autre, tous sont tombés en extase: les grands patrons l´ont accueillie dans leurs cénacles, les socialistes l´ont choisie comme diva de leurs congrès, les femmes l´ont désignée comme porte-drapeau de leurs combats, les députés de droite l´auraient presque applaudie au Palais-Bourbon, les « sauvageons » des banlieues se bousculaient pour être photographiés avec elles.Les journalistes l´ont révélée à une France en mal de femme à aimer. Depuis Simone Veil, les médias, largement féminisés, cherchaient une héroïne. Édith Cresson n´avait même pas tenu une saison. Il leur fallait une star pour se faire pardonner d´avoir été trop cruels envers celle que Mitterrand leur avait imposée.

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