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Paris juin 1897. Trois jours dans la vie du jeune Constantin Cavafy. En son fort intérieur, il mûrit une oeuvre poétique mais les entraves personnelles sont nombreuses : sa poésie est encore incertaine, le carcan de la rime le corsète, son homosexualité le tourmente, et la tyrannique affection que lui témoigne sa mère l'empêche de se réaliser. Sans compter la faillite familiale qui l'humilie depuis son enfance. Ces trois jours à Paris seront la pierre de touche, le catalyseur décisif pour la vie et l'oeuvre du grand poète alexandrin.
Lien : http://livresselitteraire.blogspot.fr/2016/11/ce-qui-reste-de-la-nuit-ersi-sotiropoulos.html
« Les yeux fermés je me suis tourné vers toi dans le lit. J’ai tendu la main dans la pénombre pour toucher ton épaule. Ce galbe merveilleux, la peau blême encore sous le drap sali. Ce qu’on a écrit sur la peau ne saurait s’effacer, me suis-je dit. »
Nous voilà voyageurs dans le Paris du XXème siècle en pleine affaire Dreyfus, le Paris littéraire, le Paris artistique, dernier lieu de passage après un périple Européen pour Constantin Cavafy, un jeune poète grec en mal de mots mais non maux. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui vont lui compliquer la tâche de mûrir son œuvre poétique.
Adorant la poésie, la création de l’œuvre ou encore le spleen, j’avais vraiment hâte de me lancer dans ce voyage initiatique. Malheureusement ce fut pour moi une lecture en demi-teinte.
Pour sûr, l’auteure adopte dans ce roman une écriture remplie de finesse dans laquelle on ressent sans conteste le spleen de ce poète maudit qui cherchera sans cesse et partout l’inspiration, désireux de rencontrer les personnes influentes pour le faire connaître. Il retravaillera ses œuvres jusqu’à parfois les détruire. Un véritable poète en proie à son insatisfaction perpétuelle, à son mal-être profond datant de l’enfance mais aussi de son orientation sexuelle qui le taraude sans cesse.
Si l’idée de faire découvrir un poète plutôt inconnu en France (en tout cas pour ma part) m’a semblé enrichissante, il n’en reste pas moins que l’auteure m’a littéralement perdue dans les méandres de ses descriptions, je me suis sentie comme étouffée. Et ce n’est pas à Constantin Cavafy que j’ai pu me raccrocher car cet homme à la fois vaniteux mais malheureux, doutant de tout mais aux idées bien arrêtées, ne m’a inspiré aucune sympathie.
Une lecture à côté de laquelle je suis passée et dont je ne retiendrai pas grand-chose. C’est dommage car l’écriture est profonde, le projet intéressant, et le fond poétique présent. Mais j'aurai, je pense, aimé en apprendre davantage sur l'oeuvre plutôt que sur l'homme.
Mon jugement sur l'auteure n’étant pas définitif, je retenterai ma chance avec un autre roman d’Ersi Sotiporoulos.
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