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Le drame de la mer d'Aral à la télévision française 1990-2010

Couverture du livre « Le drame de la mer d'Aral à la télévision française 1990-2010 » de Justine Mattioli aux éditions Bord De L'eau
Résumé:

Longtemps, « La mer d'Aral » fut le nom, au mieux, d'une région exotique.
Le 6 janvier 1988, Le Monde rompt le silence sur la situation en mer d'Aral, par une brève intitulée « La mer d'Aral se vide ». En 1990, l'émission Thalassa diffuse un premier opus sur l'assèchement de la mer d'Aral et... Voir plus

Longtemps, « La mer d'Aral » fut le nom, au mieux, d'une région exotique.
Le 6 janvier 1988, Le Monde rompt le silence sur la situation en mer d'Aral, par une brève intitulée « La mer d'Aral se vide ». En 1990, l'émission Thalassa diffuse un premier opus sur l'assèchement de la mer d'Aral et ses conséquences. L'impact de la découverte est d'autant plus saisissant que la catastrophe de Tchernobyl a eu lieu trois ans auparavant, et que les journalistes se réfèrent immédiatement à l'expression « le Tchernobyl silencieux » pour définir la situation en mer d'Aral. Dans la majorité des reportages, le commentaire stigmatise les politiques staliniennes qui ont mené à cette catastrophe environnementale : les politiques d'industrialisation et de transformation de l'Asie centrale en grenier à coton de l'URSS. L'information est agrémentée d'un dispositif de termes et de notions qui définit ce que doit être la catastrophe de la mer d'Aral. La répétition d'images insistant sur le malheur, la détresse et la maladie est organisée et mise en scène dans le but de souligner les exactions de l'ère soviétique. Les documentaires présentés privilégient l'impact de la catastrophe écologique provoquée par la disparition de la mer d'Aral ; ils valorisent l'approche anthropologique et visent à émouvoir le spectateur. Le corpus alimente les représentations mentales et sociales de la France ainsi que les clichés et les stéréotypes sur la catastrophe de la mer d'Aral. Le stalinisme est LE responsable (certes, il l'est !). comme s'il avait eu, seul, le monopole du productivisme.

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