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Nathacha Appanah

Nathacha Appanah
Nathacha Appanah est née en 1973 à Mahébourg, sur la côte sud-est de l'île Maurice. Elle est encore adolescente et déjà tournée vers l'écriture lorsque le quotidien L'Express lui offre un prix littéraire et la possibilité de publier nouvelles et chroniques dans ses colonnes. Elle s'inscrit à la f... Voir plus
Nathacha Appanah est née en 1973 à Mahébourg, sur la côte sud-est de l'île Maurice. Elle est encore adolescente et déjà tournée vers l'écriture lorsque le quotidien L'Express lui offre un prix littéraire et la possibilité de publier nouvelles et chroniques dans ses colonnes. Elle s'inscrit à la faculté de lettres, s'oriente rapidement vers le journalisme et travaille pour le groupe de presse Le Mauricien. En 1998, l'opportunité d'une bourse la mène en France. Après plusieurs années de reportages pour la presse et la radio, elle travaille actuellement pour une ONG, à Paris. Entretemps elle a aussi publié trois romans chez Gallimard : Les Rochers de Poudre d'Or (Prix RFO 2003), Blue Bay Palace (2004, Grand prix littéraire des océans Indien et Pacifique 2005), La Noce d'Anna (2005, Prix grand public du salon du livre 2006).

Articles en lien avec Nathacha Appanah (3)

Avis sur cet auteur (146)

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    Couverture du livre « La mémoire délavée » de Nathacha Appanah aux éditions Mercure De France

    H sur La mémoire délavée de Nathacha Appanah

    Dans ce récit Nathacha Appanah remonte le cours de l’histoire de sa famille, avec délicatesse elle écrit la migration de ses trisaïeuls.

    A partir de 1820 avec l’abolition de l’esclavage, les îles productrices de cannes à sucre font croire aux Indiens de quitter leur terre pour venir...
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    Dans ce récit Nathacha Appanah remonte le cours de l’histoire de sa famille, avec délicatesse elle écrit la migration de ses trisaïeuls.

    A partir de 1820 avec l’abolition de l’esclavage, les îles productrices de cannes à sucre font croire aux Indiens de quitter leur terre pour venir travailler sur les leurs , les coolies auront une vie meilleure et feront fortune.
    Les Indiens sont connus pour « être dociles » et « bons travailleurs ».

    C’est dans cette période de transhumance humaine que les aïeuls de l’autrice arrivent sur l’Ile Maurice, on leur attribue un numéro qui fera office d’identité !
    Ils sont devenus les dominés des propriétaires dominants.
    Quitter sa terre pour devenir un esclave ailleurs s’appelle l’engagisme !

    Nathacha Appanah fouille les archives et fait parler les souvenirs afin de redonner aux membres de sa famille leur juste place.

    « Mon esprit les a lavés, ces ancêtres, essuyé leurs visages, coiffé leurs cheveux, habillés de vêtements propres, éloignés des cales de bateaux et de la perspective du labeur quotidien des champs de canne. C’est une image presque proprette. C’est une mémoire délavée. » p30

    C’est un magnifique récit, qui m’a beaucoup ému !

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    Couverture du livre « La mémoire délavée » de Nathacha Appanah aux éditions Mercure De France

    Isa Pouteau sur La mémoire délavée de Nathacha Appanah

    Parce qu’elle s’interroge sur la vie passée de ses grands-parents, Natacha Appanah remonte le fil du temps, un siècle avant sa naissance, à la recherche de ses origines.

    C’est en 1872 que débarquèrent à l’Île Maurice, ces coolies venus d’Inde pour remplacer les esclaves noirs dans les...
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    Parce qu’elle s’interroge sur la vie passée de ses grands-parents, Natacha Appanah remonte le fil du temps, un siècle avant sa naissance, à la recherche de ses origines.

    C’est en 1872 que débarquèrent à l’Île Maurice, ces coolies venus d’Inde pour remplacer les esclaves noirs dans les plantations de cannes à sucre. Et c’est aux sources de cette grande migration de travailleurs, appelée l’engagisme indien, que l’autrice découvre le berceau de sa famille.

    Ouvriers pauvres, exploités et regroupés dans des camps, ces laboureurs se mêlèrent progressivement aux habitants d’une île sous colonisation britannique, et formèrent le socle de la population mauricienne actuelle.

    Ce texte sensible et lucide retrace à la fois le parcours d’une famille de migrants ayant quitté son pays à la recherche d’un avenir meilleur mais il soulève également les mécanismes de l’exil et les concessions qu’exige l’intégration.

    Dans cette famille frappée par de nombreux malheurs, il y a un tel amour entre les générations, un tel respect des choses transmises comme des silences, que le lien entre chacun de ses membres en devient presque palpable.

    Et l’on comprend, avec ce texte de Natacha Appanah, à quel point l’appartenance à des racines est à la fois un puissant moteur de vie mais également un étendard que l’on porte haut et fier.

    Un livre révélateur et captivant sur le poids de la mémoire et l’attachement à ses origines.

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    Couverture du livre « La mémoire délavée » de Nathacha Appanah aux éditions Mercure De France

    Khitem sur La mémoire délavée de Nathacha Appanah

    Avant tout le titre de ce livre, parfaitement choisi, et qui porte une signification profonde.
    Nathacha APPANAH cherche dans l’histoire de sa famille. Son histoire comme une empreinte indélébile dans son être.
    C’est une beauté littéraire qui m’a saisie.

    Avant tout le titre de ce livre, parfaitement choisi, et qui porte une signification profonde.
    Nathacha APPANAH cherche dans l’histoire de sa famille. Son histoire comme une empreinte indélébile dans son être.
    C’est une beauté littéraire qui m’a saisie.

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    Couverture du livre « Rien ne t'appartient » de Nathacha Appanah aux éditions Gallimard

    BERNARD DOMINIQUE sur Rien ne t'appartient de Nathacha Appanah

    Bonjour .Une femme semble chercher quelque chose . Elle est dans son appartement . Elle semble un peu perdue , est - ce qu'elle a encore toute sa tête ?Mais que cherche -t-elle? Son beau fils arrive dans une maison sens dessus dessous , comme si quelque voleur avait saccagé l'appartement à la...
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    Bonjour .Une femme semble chercher quelque chose . Elle est dans son appartement . Elle semble un peu perdue , est - ce qu'elle a encore toute sa tête ?Mais que cherche -t-elle? Son beau fils arrive dans une maison sens dessus dessous , comme si quelque voleur avait saccagé l'appartement à la recherche d'un objet précieux. Et Tara ?Vijaya? regarde son beau fils. Mais qui est-elle vraiment? Comment s'appelle -t-elle déjà?:"Ce que j'ai vu et que je ne peux pas oublier est un visage aux contours flous , aux traits gommés, ..Qui est ce filigrane que j'ai aperçu :est-ce Tara? Est-ce Vijaya?". On est chahuté , balancé doucement puis plus fort . On a l'impression d'un mouvement perpétuel :"je n'ai pas peur dans le noir ,il me semble que cette noirceur là m'attend au bout de chaque nuit pour me bercer de douceur". On se sent balloté au milieu des vagues de ses souvenirs embrumés , chaotiques , emplies de peur et de regrets :"Assourdissant ce coeur qui bat. Assourdissant le sang qui se précipite au cerveau. J'ouvre et je referme la bouche sans savoir quels sont les mots à dire , les cris à sortir , les prières à inventer ". Qu'a-t-elle fait? : "Pendant longtemps , je suis persuadée que la vie que je mène est immuable. C'est une vie délicieuse..." .On est emporté dans les pans de la vie de...Comment déjà? Tara? Vijaya?
    On comprend peu à peu tous les sacrifices , toutes les douleurs , la proscription; tout cet amour qu'elle a dû laisser derrière elle: "Jamais personne ne m'a expliqué ce que c'est d'être une fille dans ce pays . ...Personne ne m'a dit : profite de ce ciel , de cette terre , de cette eau pendant qu'il est encore temps..." . C'est le feu , le sang , l'eau :"j'avais peur de ce que morceau contenait , une fleur , un fruit , une grenade , un caillou , je ne savais pas si ce morceau que je gardais serré entre mes jambes noué dans mon ventre caché dans mon coeur logé dans ma gorge , je ne savais pas s'il était poison ou nectar ". Merci à Nathacha Happanah pour cette histoire émouvante , pour ces phrases poétiques , ensorceleuses qui nous enveloppe ,nous transporte et nous emmène dans des vies qui nous échapperaient . Belles lectures .Prenez soin de vous