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Salman Rushdie

Salman Rushdie

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Articles en lien avec Salman Rushdie (1)

Avis sur cet auteur (28)

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    Couverture du livre « Le couteau : Réflexions suite à une tentative d'assassinat » de Salman Rushdie aux éditions Gallimard

    Les Lectures de Cannetille sur Le couteau : Réflexions suite à une tentative d'assassinat de Salman Rushdie

    En 2022, trente-trois ans après la fatwa lancée contre lui à cause de son roman Les versets sataniques, Salman Rushdie est attaqué au couteau alors qu’il s’apprête à donner une conférence aux Etats-Unis… sur la protection des écrivains menacés de persécution ! Survivant miraculeux, il met ici en...
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    En 2022, trente-trois ans après la fatwa lancée contre lui à cause de son roman Les versets sataniques, Salman Rushdie est attaqué au couteau alors qu’il s’apprête à donner une conférence aux Etats-Unis… sur la protection des écrivains menacés de persécution ! Survivant miraculeux, il met ici en mots l’attentat et sa longue convalescence, manière pour lui de « s’approprier » ce qui lui est arrivé, mais aussi d’opposer l’amour des siens et la liberté de la littérature à la violence fanatique.

    Ce jour-là, alors qu’après une décennie de clandestinité sous haute protection policière en Angleterre, l’écrivain désormais installé à New York a peu à peu repris une vie plus normale, ce qui semble enfin faire partie du passé refait subitement surface. Vingt-sept secondes d’attaque et quinze coups de couteau plus tard, la vie de Salman Rushdie n’a plus de place que pour l’urgence absolue. Exit la magie métaphorique : le récit minutieusement réaliste est un corps-à-corps physique avec le sang et la douleur, du choc de l’agression, de la course contre la montre médicale, puis de la réanimation miraculeuse mais ravagée, au long supplice d’une réparation longtemps incertaine, débouchant sur des séquelles irrémédiables, parmi lesquelles la perte d’un œil et de l’usage d’une main.

    La peur aussi a fait son grand retour, qui vient ébranler épouse et grands enfants également. Comment reprendre le cours de l’existence sans craindre couteaux ou autres partout ? C’est un cheminement intérieur titanesque que l’auteur et les siens se sont retrouvés à accomplir, un parcours terrible mais obstinément tourné vers l’espoir et la lumière. Mise en mots de l’innommable, la narration est en même temps une formidable déclaration d’amour de l’auteur à son épouse, la romancière, poète et photographe Rachel Eliza Griffiths dont l’indéfectible dévouement parvient au final à faire passer l’amour devant la barbarie. Fort de ce soutien des siens, de ses lecteurs et de l’opinion publique en général, l’auteur qui, en plus de ses moyens physiques, a dû aussi se battre pour retrouver le goût d’écrire, se revigore d’une réflexion érudite, rappelant ces autres écrivains - à commencer par le Nobel égyptien Naghib Mahfouz -, mais aussi tous ces hommes et ces femmes tués ou menacés par le fanatisme religieux - en particulier en Inde, le pays de ses origines aujourd'hui la proie d’un radicalisme hindouiste -, et se félicitant de la flamme toujours renaissante de l’art et de la littérature, vecteurs têtus des Lumières et de la liberté.

    Passerelle jetée par-delà la violence et l’intolérance nées des failles de nos sociétés, cet ouvrage de transition dans l’oeuvre de Salman Rushdie annonce le retour en littérature d’un homme augmenté, par les épreuves et le miracle d’une seconde chance, d’une conscience désormais très aigüe du bonheur et des pouvoirs libérateurs de la littérature.

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    Couverture du livre « Le couteau : Réflexions suite à une tentative d'assassinat » de Salman Rushdie aux éditions Gallimard

    Missbook85 sur Le couteau : Réflexions suite à une tentative d'assassinat de Salman Rushdie

    27 secondes. C'est le temps que dura l'attaque au couteau de ce jeune assaillant américain de 24 ans d'origine libanaise, contre l'écrivain Salman Rushdie, alors âgé de 75 ans, le 12 août 2022 à Chautauqua dans l'Etat de New York.
    Ciblé par une fatwa à l'initiative de l'ayatollah Khomeini en...
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    27 secondes. C'est le temps que dura l'attaque au couteau de ce jeune assaillant américain de 24 ans d'origine libanaise, contre l'écrivain Salman Rushdie, alors âgé de 75 ans, le 12 août 2022 à Chautauqua dans l'Etat de New York.
    Ciblé par une fatwa à l'initiative de l'ayatollah Khomeini en 1989 après la parution des « Versets sataniques » , Salman Rusdie devient un symbole de la lutte pour la liberté d'expression et contre l'obscurantisme religieux.
    Publié aux éditions Gallimard le 18 avril dernier, » le couteau, réflexions suite à une tentative d'assassinat » est certainement le plus intimiste et le plus vibrant des romans de Salman Rushdie.
    Dans ce roman autobiographique, Salman Rushdie fait l'éloge de l'Amour. Ils ne se connaissent que depuis quelques années lorsque le drame a lieu. Et pourtant, la romancière, poète et photographe Rachel Eliza Griffiths sera certainement la pièce maîtresse de son rétablissement improbable au vue de la gravité des blessures. A plusieurs reprises dans le texte, il insiste sur la force de leur amour, sur l'unité de leur couple et la bienveillance inaltérable qui les unit. La présence également à ses côtés de ses deux fils, de sa soeur et de ses fidèles amis, sera pour l'auteur une aide précieuse à son rétablissement.

     » J'ai toujours pensé que l'amour est une force, que, sous sa forme la plus puissante, il peut déplacer les montagnes. Il est capable de changer le monde. « 
    Mais pour l'auteur aux 22 livres publiés, après la guérison physique (malgré la perte de son oeil droit) il est indispensable de poser les mots. D'écrire sur ce drame avant de tourner la page.
     » Tant que je n'aurais pas affronté l'attaque, je ne pourrais rien écrire d'autre. Je compris qu'il fallait que j'écrive le livre que vous êtes entrain de lire avant de pouvoir passer à autre chose. Ecrire serait pour moi une façon de m'approprier cette histoire, de la prendre en charge, de la faire mienne, refusant d'être simple victime. J'allais répondre à la violence par l'art. « 
    Après des mois de convalescence physique donc, que Salman Rushdie décrit avec autant de simplicité que d'humour, l'heure est à la résilience. Et pour ce faire, il met en scène un dialogue fictif avec A., l'auteur de l'attaque. Une manière d'exorciser une rencontre/une confrontation qui n'aura certainement jamais lieu…
     » Je dois inventer une façon d'entrer dans sa tête, je dois essayer de l'imaginer, de le rendre réel. « 
    Ce nouveau roman de Salman Rushdie est une déclaration d'amour à la vie, aux secondes chances et surtout à l'écriture !
    https://missbook85.wordpress.com/2024/06/01/le-couteau/

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    Couverture du livre « La cité de la victoire » de Salman Rushdie aux éditions Actes Sud

    Les Lectures de Cannetille sur La cité de la victoire de Salman Rushdie

    S’inspirant du véritable Vijayanagar, dernier grand royaume hindou, qui, de sa fondation au XIVe siècle jusqu’à sa disparition quelque deux cent trente ans plus tard, s’efforça de résister à l’expansion musulmane dans tout le sud du sous-continent indien, Salman Rushdie feint de nous présenter...
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    S’inspirant du véritable Vijayanagar, dernier grand royaume hindou, qui, de sa fondation au XIVe siècle jusqu’à sa disparition quelque deux cent trente ans plus tard, s’efforça de résister à l’expansion musulmane dans tout le sud du sous-continent indien, Salman Rushdie feint de nous présenter la toute première traduction, par ses soins et « dans une langue simplifiée », d’un chef-d’œuvre fictif, intitulé le Jayaparajaya – « Victoire et Défaite » en sanskrit –, récemment retrouvé dans une vieille jarre et qui, avec ses vingt-quatre mille vers, pourrait se comparer au Mahabharata et au Ramayana, les deux grands poèmes épiques de l’Inde, fondateurs de l’hindouisme.

    Au XIVe siècle dans le sud de l’Inde donc, Pampa Kampana, une fillette de neuf ans, se retrouve seule survivante de son village, les hommes ayant été tués à la guerre et les femmes dans les bûchers allumés selon la tradition du sacrifice des veuves. Une déesse intervient alors et la dote de pouvoirs magiques : elle vivra deux siècles et demi, le temps pour elle de fonder et de gouverner, jusqu’à son effondrement, la ville de Bisnaga, capitale d’un empire où, pour une fois, les femmes seront les égales des hommes. Ainsi commence une épopée dont les périodes et les vicissitudes s’enchaîneront au gré d’une temporalité narrative choisissant de s’attarder ou d’accélérer à volonté.

    Sous le règne de Pampa Kampana, la ville de Bisnaga, menant la guerre pour s’assurer la paix, devient l’invincible et prospère capitale d’un empire où les femmes sont libres de leur sexualité et exercent des tâches jusqu’ici dévolues aux hommes. Mais une Protestation prenant le forme d’une secte finit par se former et contester le pouvoir en place. Cette reine qui a fondé son royaume sur la force des mots, « chuchotés » à l’oreille de ses sujets, découvre, comme tout créateur, « y compris Dieu », qu’« une fois que vous avez créé vos personnages, vous êtes lié par leurs choix. Vous ne pouvez plus les refaire en fonction de vos désirs. Ils sont ce qu’ils sont et ils feront ce qu’ils voudront. Cela s’appelle le “libre arbitre”. » Au pouvoir de la magie succède donc celui de la religion, des intégrismes et des fanatismes. « Les idées qu’elle avait implantées n’avaient pas pris racine ou alors ces racines n’allaient pas assez profond et se laissaient facilement arracher. » A leur place, « avait [été] créé un nous qui n’était pas eux, un nous qui (...) soutenait en secret l’intrusion de la religion dans tous les recoins de la vie politique aussi bien que spirituelle. » « Leur sentiment religieux [étant] pesant, simplet et banal, les considérations mystiques les plus élevées leur échappaient complètement et la religion devint pour eux un simple outil destiné à maintenir l’ordre social. » Un ordre ne tenant bientôt plus qu’au rapport de forces entre factions et partisans, au rythme des conspirations, des coups d’état et des assassinats. Y-a-t-il seulement une issue à la folie des hommes ?

    Flamboyante pseudo-légende subtilement teintée d’humour, le récit laisse d’autant mieux deviner sa portée métaphorique que l’on connaît les combats de l’auteur contre le sectarisme et l’obscurantisme. Ce dernier livre, tout juste achevé avant l’attaque islamiste au couteau qui, en 2022, après trente-trois ans d’une fatwa exigeant la mise à mort de l’écrivain, a bien failli lui coûter la vie, est une nouvelle croisade, pour la place des femmes, en Inde en particulier mais pas seulement, et aussi, plus que jamais, pour la création littéraire et la liberté d’expression. Dans une réalité irrémédiablement vouée au crime et à l’injustice, aux guerres et aux complots, à la torture et à l’oppression, ne reste, en ultime protestation et pour porter la vision d’un monde meilleur, que le seul poids des mots sur le papier. « Les mots sont les seuls vainqueurs », conclut Salman Rushdie. Lui-même en paye le prix fort avec les séquelles de l’attentat à son encontre. Les lire et les colporter sont le moins que l’on puisse faire.

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    Couverture du livre « Langages de vérité : essais 2003-2020 » de Salman Rushdie aux éditions Actes Sud

    Aa67 sur Langages de vérité : essais 2003-2020 de Salman Rushdie

    Un essai, une analyse, une histoire, une réflexion ? Disons un peu tout cela.

    Ces textes rédigés entre 2003 et 2020 se lisent plus facilement si l'on pose de temps en temps le livre de côté, puis qu'on le reprenne après un bon polar ou autre lecture plus légère.
    Salman Rushdie a rassemblé...
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    Un essai, une analyse, une histoire, une réflexion ? Disons un peu tout cela.

    Ces textes rédigés entre 2003 et 2020 se lisent plus facilement si l'on pose de temps en temps le livre de côté, puis qu'on le reprenne après un bon polar ou autre lecture plus légère.
    Salman Rushdie a rassemblé ici des écrits que l'on peut qualifier d'essentiels. C'est une mine de connaissances indéniablement gigantesque. Cet homme a une mémoire culturelle immensément vaste, une photographie des évènements extrêmement précise.
    Il parle aussi bien de son enfance à Bombay en Inde que de son vécu en Occident ou de sa vie aux States. Il passe d'histoires venues d'ailleurs comme "Les Mille et Une Nuits" à celles de l'amour, de l'art et de la mort au XXIème siècle. Il a une opinion sur tout ... et c'est bien là que je me suis sentie légèrement piégée. L'intelligence de cet homme m'aurait fait le suivre jusqu'au bout du monde si, tout d'un coup, je n'avais pas pris un peu de recul. Mon admiration pour cet homme est et reste indéfectible, mais j'ai dû veiller à conserver mes propres points de vue.
    J'y ai retrouvé une somme folle de fictions, de livres, de contes, de mythes, de films dont je ne connaissais pas toujours le sens profond ou caché. Pareillement j'y ai redécouvert des faits et des grands hommes dont la signification pour les uns ou l'objectif pour les autres m'avaient échappés.
    En refermant le livre je me suis dit, qu'au fond, c'était bien là une oeuvre de Rushdie, entre croyances et incroyances, entre faits divers et contes, entre rêves et réalités. Oui, le tout est bien à mettre au pluriel tant la densité de ce recueil est marquante.