Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Un roman graphique féministe, romantique et original, ça te tente ?
L’histoire suit Bianca, une jeune femme de la Renaissance promise à un mariage arrangé. Mais un secret ancestral bouleverse son destin : dans sa famille, les femmes possèdent une peau d’homme, un artefact magique leur permettant de se métamorphoser en homme. Sous l’identité de Lorenzo, Bianca découvre la liberté, l’amour et les injustices de son époque.
Hubert et Zanzim signent avec Peau d’Homme un roman graphique d’une rare puissance, à la fois sensuel, satirique et profondément moderne. En mêlant le merveilleux au réalisme, ils offrent une réflexion brillante sur la liberté, l’amour et l’émancipation des femmes face aux carcans d’une société rigoriste. Cette pépite est parue chez @glenatbd en 2020.
L’héroïne, Bianca, incarne une figure féminine forte, refusant de se soumettre aux diktats d’un monde où le mariage est un contrat et où le plaisir est un péché. Grâce à la mystérieuse peau d’homme, elle transgresse les interdits, explore les désirs et découvre une réalité dont elle était jusqu’alors exclue. Ce subterfuge lui permet de voir le monde à travers le regard des hommes, mais aussi de s’approprier une liberté que son sexe lui refuse.
La critique du fanatisme religieux et des inégalités entre les sexes est ciselée, portée par un ton mordant et un humour salvateur. Mais ce qui fait aussi la force de cette œuvre, c’est la qualité exceptionnelle de son graphisme. Le trait de Zanzim, à la fois fluide et expressif, évoque les enluminures médiévales tout en restant moderne et vivant. Son dessin épuré, aux lignes dynamiques et aux couleurs douces, sublime le récit et lui confère une élégance intemporelle. Chaque planche respire la finesse et l’intelligence, renforçant l’émotion et la force du propos.
Peau d’Homme est bien plus qu’un conte initiatique : entre sensualité, quête d’émancipation et critique des normes, ce roman graphique offre une fable vibrante et engagée sur le désir et l’égalité. Une œuvre essentielle, aussi audacieuse que bouleversante, sublimée par un dessin en parfaite harmonie avec son message.
Nous sommes en Italie, à la Renaissance.
Bianca va se marier à un homme qui lui est imposé.
Une peau lui permet de se transformer en homme ; elle va chercher à connaitre son futur époux. Est-ce une bonne idée ?
Cette histoire aborde des thèmes très actuels : le féminisme, la question du genre, la sexualité, l'homosexualité, la bigoterie et toutes formes de radicalisme.
Il y a de la sensualité dans les dessins.
Le graphisme, les couleurs et le texte accompagnement parfaitement cet éloge à la liberté et au libre arbitre.
Le Vicomte Narcisse de Rougemont est mandaté pour extraire le Père Enselme de Paris, en pleine Terreur, vers Londres.
Ce dernier avait pour mission de récupérer quelque chose, mais lorsque Rougemont le retrouve, terré dans des caves en bien mauvaise posture, il lui avoue ne pas avoir réussi à accomplir sa mission.
Il est convaincu que des choses étranges, surnaturelles, se déroulent à Paris, mais Rougemont est bien trop cartésien pour se laisser convaincre.
Trahi, il doit fuir pour sauver sa tête et se réfugie dans une demeure ou vit une étrange femme au corps chimérique et aux yeux à la lueur spectrale...
Il me manquait ce récit du tant regretté Hubert et le Père Noël a eu la gentillesse de le mettre au pied du sapin !
Happée entre fantastique, historique et horreur, j'ai réellement aimé ses airs de Maupassant, son personnage fort ballotté entre dignité aristocrate, et amour maternel.
Narcisse est un personnage fort attachant, qui illustre déjà les thèmes chers à Hubert (devoir, famille, justice...) qu'on suit avec plaisir au rythme de ses frayeurs et de son courage (ou son inconscience), allant de découvertes en déconvenues à toute vitesse.
Cette période historiquement effroyable qu'est la Terreur se jumelle parfaitement à ce récit fantastico-horrifique.
Et Zanzim, tout en peinture pour une fois, nous offre une succession de tableaux sombres ou la sorcellerie fait son œuvre, plaquant parfaitement l'ambiance.
Les personnages secondaires sont parfaits tant dans leur écriture que leur illustration et on se plaît à en détester certains, parfaits de fiel et de cruauté quand d'autres sont fortement sympathiques.
Issus de la 1ère collaboration entre Hubert et Zanzim bien avant Peau d'homme, les 2 tomes des yeux verts sont sortis il y a maintenant une 20e d'années dans une autre maison.
Glénat nous offre une très belle intégrale de ce récit inachevé, agrémenté du storyboard, du scénario ainsi que des 14 1ères planches du tome final jamais paru qui m'ont émue malgré ma difficulté à en lire certains passages sans loupe.
À ne pas rater !
Mise en bouche raffinée pour se mettre - ou comme moi, se remettre - à la BD.
Virginie Augustin m’a harponnée par sa mise en images très délicate pour un très grand nombre de grands dessins. Elle a su donner un tempo dans les dessins que j’ai apprécié. Elle navigue entre des séries de petits dessins (toujours de tailles différentes d’ailleurs) peu travaillés afin de faire avancer assez vite l’histoire, et d’autres dessins flash allant de la demie page à la page entière qu’elle a hyper travaillés. Jamais de lassitude dans le rythme du dessin, toujours un autre jeu de fond des illustrations.
L’histoire se joue au milieu du 19e siècle, dans une maison profondément aristocratique, mais qui regroupe un beau panel de domestiques hiérarchisés et largement assez intelligents pour se frotter à « Monsieur » et ses amis.
On vogue ainsi entre le monde d’Edouard l’aristo anglais et celui de Lisbeth la domestique typée de l’époque victorienne. Le premier , Monsieur » suit le mouvement général des congénères de sa classe, à savoir le changement de lieu selon les saisons et les occupations régulièrement rejouées : année après année sa classe sociale passe des saisons de chasses à courre avec leurs festivités, à celles des saisons parlementaires et de leurs bals masqués et autres spectacles maintenant la vie sociale. La seconde, Lisbeth, jeune recrue, qui va devoir apprendre ce qu’il est bon de savoir faire mais aussi bon de savoir dire ou pas. A travers elle on retrouve tous les travers de l’époque, entre naissances illégitimes, prostitution, la précocité de l’emploi de la plupart des domestiques, la densité de la population de Londres, le monde des crimes et délits, et et et l’émigration (qui faisait déjà parler d’elle).
Elle termine son livre par ce que j’ai réellement adoré, une trentaine de pages illustrées nous emportant dans un joli voyage dans le temps. Elle y relate tous les points essentiels pour comprendre l’époque, le lieu remis dans le contexte mondiale du moment, ainsi que les problèmes sociétaux afférents.
Toute la morale victorienne est ici relatée et dessinée avec cette aisance d’une dessinatrice qui a assimilé son sujet.
Pour moi zéro faute pour une BD.
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Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...