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Chloe Delaume

Chloe Delaume

Chloé Delaume est née à Paris en 1973. Elle a notamment publié Les mouflettes d'Atropos (Farrago, 2000), Le cri du sablier (Farrago/Léo Scheer; Prix Décembre 2001), Corpus Simsi (Léo Scheer, 2003) et Les juins ont tous la même peau (La Chasse au Snark, 2005). Elle a rejoint les éditions Verticale...

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Chloé Delaume est née à Paris en 1973. Elle a notamment publié Les mouflettes d'Atropos (Farrago, 2000), Le cri du sablier (Farrago/Léo Scheer; Prix Décembre 2001), Corpus Simsi (Léo Scheer, 2003) et Les juins ont tous la même peau (La Chasse au Snark, 2005). Elle a rejoint les éditions Verticales en 2004 avec Certainement pas.

Articles en lien avec Chloe Delaume (2)

Avis sur cet auteur (39)

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    Couverture du livre « Mes bien chères soeurs » de Chloe Delaume aux éditions Seuil

    Ophelie GAUDIN sur Mes bien chères soeurs de Chloe Delaume

    Ce livre est un engagement sans agressivité, sans vulgarité, avec une langue vive. C'est clair, précis, argumenté, piquant. Chloé DELAUME a recourt à des périphrases et des références aussi pointues que populaires, passant d'un registre à un autre avec fluidité. C'est bien trouvé, parlant, et...
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    Ce livre est un engagement sans agressivité, sans vulgarité, avec une langue vive. C'est clair, précis, argumenté, piquant. Chloé DELAUME a recourt à des périphrases et des références aussi pointues que populaires, passant d'un registre à un autre avec fluidité. C'est bien trouvé, parlant, et parfois cinglant sans se la jouer.

    J'avais ouvert "Le cri du sablier" que j'avais refermé aussi sec après 10 pages illisibles. Ici, rien de tout cela.

    Tout ce livre tient au style, cette façon de nommer les choses autrement qu'ordinairement, mais sans mièvrerie, orgueil ou minauderie. C'est une évidence. Même ses néologismes renvoient une référence immédiate. Exemple avec "couillidés" : je comprends des hominidés à couilles = des hommes mais cela déplace l'image. Ce sont des hominidés comme des femmes mais avec leurs sacro-saintes boules.

    Les phrases vont vites, dans une musicalité très belle, même en lecture silencieuse (je ne lis pas à voix haute).

    Loin d'être une charge manichéenne contre les hommes (le patriarcat est un fait, il n'y a même plus à en douter sinon à le détruire et elle appuie toujours son propos par des exemples très précis, sans fioriture, crus dans leur réalité et qui parlent à tous et toutes), c'est surtout une adresse aux femmes pour déplacer notre regard entre nous : nous ne sommes pas des rivales, des Schtroumpfettes à notre étage, des mamatrones. Nous pouvons être des soeurs, unies, sans pour autant nous fondre dans une seule identité. "La révolution numérique a apporté aux femmes des outils et des réflexes qui les rendent solidaires, conscientes qu'elles forment un 'nous' [en italique dans le texte]. Un 'nous' hétéroclite, un 'nous' de moi aussi. Et ce 'nous' n'est pas seul" (p. 73).

    Le Chapitre "Secrets de bonne femme" (P. 23- ) est un pur délice stylistique et une ode à toutes les femmes, leurs défauts inclus.

    En conclusion : ce petit livre au grand style emmène son public avec vivacité tout du long. Il génère en fond, de la réflexion alors même qu'on voyage dans des images, des références, des expériences communes (en tout cas pour tous ceux nés fin des années 70 / début des années 80). Un plaisir avec un discours direct, sans fioriture, sans diplomatie, sans envie de plaire, ouvert à la contradiction, à l'argumentation, et à l'invitation : sororité autant que possible entre nous, femmes (ce qui nous changerait !) pour lutter contre le patriarcat mais aussi ne pas reproduire des schèmes socio-culturels.

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    "Elles ne m'écoutaient pas/ D'ailleurs dans cette famille, personne ne m'écoutait. Racontez-moi alors. Racontez-moi, mesdames, autre chose que le jour où tout a basculé parce que devenues ensuite épouses et mères. Autre chose que la fois où au bal du village, sur la place du marché, en sortant du lycée, en plein milieu de la guerre, de la poste, de l'usine, de la banque, du magasin, Félix Pottin, on y revient [...]. Autre chose que comment, en dépit de son plumage perché et de sa belle voix, c'est grâce à votre ramage, par l'odeur alléché du soufflé au fromage, que vous avez ravi le Maître de ces bois et ne vous sentez plus de joie dans ce pavillon Phénix" (p. 39)

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    Couverture du livre « Phallers » de Chloe Delaume aux éditions Points

    Minouchka_books sur Phallers de Chloe Delaume

    Dans ce texte hybride, entre roman et essai, l'autrice montre que la sororité et l'entraide peuvent changer bien des choses pour la condition féminine.

    L'héroïne principale, Violette, se voit découvrir une faculté qu'elle expérimente par hasard au cours d'une énième agression de rue. De là,...
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    Dans ce texte hybride, entre roman et essai, l'autrice montre que la sororité et l'entraide peuvent changer bien des choses pour la condition féminine.

    L'héroïne principale, Violette, se voit découvrir une faculté qu'elle expérimente par hasard au cours d'une énième agression de rue. De là, elle va être accueillie par les Phallers qui vont l'aider à comprendre son pouvoir et à l'apprivoiser. Cette thématique sonne presque comme les romans fantastiques de notre enfance où un héros va prendre possession de son nouveau super-pouvoir. Violette a l'école du féminisme où elle commence à découvrir qu'elle n'est pas seule dans son désarroi ni dans sa situation. En effet, nombreuses sont les femmes de tous âges qui subissent les agressions en tout genre liées à leur condition féminine. Dans cette nouvelle école, elle va en apprendre plus et s'éduquer.
    En parallèle, on a un groupuscule très macho, les Virilitas, qui veulent en finir avec les Phallers car elles remettent en cause le patriarcat et leurs acquis.

    C'est un texte sur un sujet délicat mais Chloe Delaume à réussit avec subtilité à l'amener avec le ton de l'humour. Certains passages sont cocasses, d'autres poignants mais tout reste cohérent. Une lecture qui amène à s'interroger sur le féminisme ou qui complète bien ce qu'on aurait déjà lu/appris auparavant.

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    Couverture du livre « Pauvre folle » de Chloe Delaume aux éditions Seuil

    Lauryp sur Pauvre folle de Chloe Delaume

    “Est-ce que la poésie suffit pour vivre une histoire d’amour ?”

    C’est la seule question qui m’a poussé à poursuivre ce roman. Pour le reste, Chloé Delaume ne m’a pas emporté dans ses questionnements ; c’était décousu, maladroit et superficiel à mon goût. Beaucoup de forme, pour trop peu de...
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    “Est-ce que la poésie suffit pour vivre une histoire d’amour ?”

    C’est la seule question qui m’a poussé à poursuivre ce roman. Pour le reste, Chloé Delaume ne m’a pas emporté dans ses questionnements ; c’était décousu, maladroit et superficiel à mon goût. Beaucoup de forme, pour trop peu de fond. La mise en scène semblait si forcée que ses bouts de souvenirs ont fini par me donner le mal des transports.

    Le voyage, à bord de ce train, m’a paru n’être qu’un décor. Il fallait un lieu symbolique, pour maquiller ces questionnements qui n’auraient pas mérité plus qu’une simple soirée à la Bridget Jones dans le canapé.

    “Elle se disait que peut-être, il restait des batailles, que si la poésie n’avait pas fait plier le réel, pour autant elle n’avait pas perdu la guerre.”

    Ses questionnements en vrac commençaient par attirer mon attention, pour leur universalité, puis me perdaient dans les pages qui suivaient. L’odeur de fin du monde, les retours à la réalité vaseux ; tout ça donnait presque l’impression que le lecteur dérangeait. 230 pages pour se complaire dans son malheur, voilà l’ampleur du spectacle.

    “Le chagrin défigure, c’est son moindre défaut.”

    Comme c’est dommage d’écrire avec tant de style, pour une histoire qui, à mon goût, n’en valait pas la peine. La seule chose qui a pu m’effleurer, c’est cette façon de voir l’amour comme un concept. Une histoire de personnages, fictifs, qui déguisaient la réalité, pour vivre le grand amour à travers les mots. Puis, même le feu du roman a fini par s’évanouir, couvert d’envolées grandiloquentes.

    Je l’ai lu vite, voir trop vite, pour lui laisser sa chance mais aussi pour m’assurer de continuer à suivre son fil de pensées, quelque peu dispersé. Ça ne tenait qu’à un fil, et la magie n’a pas opéré.

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    Couverture du livre « Pauvre folle » de Chloe Delaume aux éditions Seuil

    marie louise leontine sur Pauvre folle de Chloe Delaume

    "...l'époque s'appelle Trop Tard..."

    Chloé Delaume est drôle, c'est elle qui le dit. Ses romans le sont de plus en plus. Elle est entrée dans la littérature par l'auto-fiction abrupte, mais son dernier roman* se donnait des faux airs de "chick litt" pour s'adresser aux filles...
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    "...l'époque s'appelle Trop Tard..."

    Chloé Delaume est drôle, c'est elle qui le dit. Ses romans le sont de plus en plus. Elle est entrée dans la littérature par l'auto-fiction abrupte, mais son dernier roman* se donnait des faux airs de "chick litt" pour s'adresser aux filles d'aujourd'hui.
    Ici, elle assemble les deux dans une auto-fiction de l'empowerement.
    Clotilde Mélisse (avec un nom pareil, elle pourrait être une amie de Fantômette!) est une quinqua "zinzin" en mal d'amour à la recherche d'un partenaire "hors des clous". Un voyage en train sera prétexte à une auto-psy à grands coups de scalpel dans son cerveau.
    Dans Clotilde il y a du Adélaïde, sa précédente héroïne, dans les deux, il y a du Chloé. Et c'est chouette.

    Mon premier Delaume c'était il y a bien longtemps, nous avons le même âge, je nous épargne les chiffres. Cette rencontre littéraire fut compliquée, de son fait, elle se voulait difficile d'accès, avec succès.
    Chloé (vous permettez que je l'appelle Chloé, prénom donné à ma fille pour la même raison qu'elle s'est baptisée ainsi) c'est la copine qu'on aimerait avoir. Une fille un peu paumée, cabossée, lettrée et pleine de contradictions qu'elle tente de faire coexister même s'il semble bien compliqué pour une féministe d'être pour autant une romantique.

    Pauvre Folle revient une nouvelle fois sur le passé fondateur de Chloé, personnage de fiction, autrice, et surtout, sur son amour des mots.
    (Là, nous pourrions avoir un point de friction, la poésie me laisse de glace, peut-être suis-je insensible aux virgules ?)

    "C'est plus que le grand amour, c'est de la poésie."

    *Le Coeur Synthétique vient de sortir en poche aux Editions Points.