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Anonyme

Anonyme
Volontairement mystérieux sur son identité, Anonyme est l'auteur anglophone d'une série d'ouvrages qui débute en France en 2010 avec Le Livre sans nom, véritable ovni littéraire, succès commercial et critique international.

Avis sur cet auteur (163)

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    Couverture du livre « Une femme à Berlin ; journal 20 avril-22 juin 1945 » de Anonyme aux éditions Folio

    Gracieuse Robert sur Une femme à Berlin ; journal 20 avril-22 juin 1945 de Anonyme

    Une femme raconte leur quotidien, lourd, en la capitale, après la guerre. Nous parlons beaucoup de ce que les pays envahis ont subi, mais beaucoup moins de ce que les pays perdants ont subi.
    En temps de guerre, ce sont toujours les femmes qui paient les conséquences du conflit. Ici, dans ce...
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    Une femme raconte leur quotidien, lourd, en la capitale, après la guerre. Nous parlons beaucoup de ce que les pays envahis ont subi, mais beaucoup moins de ce que les pays perdants ont subi.
    En temps de guerre, ce sont toujours les femmes qui paient les conséquences du conflit. Ici, dans ce livre, nous pouvons constater que c'est encore une fois le cas. Un journal, difficile à lire en tant que femme, sur le quotidien de ces Berlinoises qui ont vécu la suite de la guerre, avec les soldats victorieux qui pensaient pouvoir se servir à leur aise.

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    Couverture du livre « L'affaire madame » de Anonyme aux éditions Studiofact

    Babeth_ladreyt sur L'affaire madame de Anonyme

    La ligne éditoriale de Studiofact Editions est raconter le réel. Nous ne sommes donc pas ici en présence d’un roman, mais d’un texte qui ressemblerait à un article de presse géant.
    Emmanuelle Anizon est grand reporter et elle nous parle ici d’un fait de société : elle nous raconte une fausse...
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    La ligne éditoriale de Studiofact Editions est raconter le réel. Nous ne sommes donc pas ici en présence d’un roman, mais d’un texte qui ressemblerait à un article de presse géant.
    Emmanuelle Anizon est grand reporter et elle nous parle ici d’un fait de société : elle nous raconte une fausse information, devenue virale, jusqu’à traverser l’océan atlantique ; il s’agit d’une rumeur colportée par Natacha Rey, qui se présente comme une journaliste indépendante, autour de la première dame et de son frère.
    L’auteure a choisi de plonger tête la première dans cette marée de complotistes, qu’elle nomme les défiants, pour reprendre de l’intérieur et depuis sa génèse cette rumeur jusqu’à sonarrivée devant la Justice et les tribunaux.
    Ce texte passionnant nous en dit long sur les dérives de notre société, sur les rumeurs à l’encontre des femmes de pouvoir, sur le besoin de transparence de nos concitoyens, sur la nécessité d’inventer la vie des autres, à défaut de s’intéresser à sa propre vie.
    Ça se lit comme un roman, ça fait peur et ça glace le dos. C’est l’anatomie d’une fake news, une histoire de notre temps.

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    Couverture du livre « Une femme à Berlin ; journal 20 avril-22 juin 1945 » de Anonyme aux éditions Folio

    Cécile Dou sur Une femme à Berlin ; journal 20 avril-22 juin 1945 de Anonyme

    Une allemande raconte à travers son journal sur une courte période (20 avril jusqu’au 22 juin 1945)ce qu’elle vit quelques jours après la prise des russes de Berlin, à la fin de la seconde guerre mondiale. Le rationnement, les bombardements quasi continus, la peur, et les agressions pour la...
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    Une allemande raconte à travers son journal sur une courte période (20 avril jusqu’au 22 juin 1945)ce qu’elle vit quelques jours après la prise des russes de Berlin, à la fin de la seconde guerre mondiale. Le rationnement, les bombardements quasi continus, la peur, et les agressions pour la plupart sexuelles des russes sur les femmes berlinoises.

    Cette allemande a bien voulu faire publier ce journal mais à la condition de rester anonyme. La quatrième de couverture explique qu’on est censé comprendre pourquoi elle a voulu rester anonyme en lisant ce journal. J’avoue que cette phrase m’a laissé entendre que son rôle n’était pas tout blanc dans cette histoire. A moins que je me trompe, je trouve au contraire qu’elle a fait acte de courage, comme de nombreuses berlinoises de l’époque.

    Il s’agit d’un fait qui a longtemps été tabou. Les allemands au sortir de la guerre ont voulu oublié ce qu’il s’est passé pendant cette guerre, en portant en eux comme un déni. Les dégâts qu’ils ont causés à travers le monde pouvaient difficilement faire passer le fait que les allemands ont aussi été en quelques sortes victimes de tout ça. Sortir de l’embrigadement du pouvoir en place a été comme un réveil brutal. Et la réalité était difficilement supportable.

    Cette femme va donc nous raconter comment elle a dû s’enfermer dans une cave avec d’autres personnes pour éviter les bombes, mais aussi pour éviter les russes qui rapidement se sont cru tout permis, y compris violer de nombreuses femmes. Car il s’agit bien de ça qui est très lourd à vivre à travers ces lignes : les violences envers les femmes sont légion. Ils se servent d’elles, de manière si aléatoires en se rendant parfois bien compte du mal qu’il faisait. Certains parfois allaient jusqu’à « draguer » ces femmes pour se rendre moins coupables de leurs actes. A travers le chaos dehors, les queues interminables pour accéder à leurs rations alimentaires quotidiennes ou pour accéder seulement à l’eau, les bombes, les tirs, le manque d’hygiène, les femmes se retrouvent à subir ces agressions contre de la nourriture ou leur protection vis-à-vis des autres russes.

    On vit tout ça de l’intérieur et certaines scènes sont plus marquantes que d’autres : les viols (notamment des viols collectifs parfois ou des viols sur enfants), les pillages de caserne de police dans laquelle la nourriture avait été stockée, les inhumations de personnes décédées en pleine rue, les assauts de familles sur un cheval tout juste mort pour se nourrir, …

    Et puis on a une vision de ce que pensaient les allemands à l’issue de cette guerre. La femme qui a écrit ce journal nous raconte sa nouvelle vision des choses, notamment à l’égard des hommes pendant la guerre. Les femmes ne pouvaient pas prendre les armes, parce que la violence ne pouvait être portée que par l’homme. Mais la narratrice nous raconte combien elle trouve que la femme aussi fait partie de l’effort de guerre, vu ce qu’elles subissent.

    Et puis il y a aussi des scènes qui nous en apprend beaucoup aussi sur ce que pensait les allemands : par exemple, pour se chauffer, la propagande nazie était utilisée, les livres qui avaient fait l’objet de censure sous Hitler devenaient des livres que les allemands voudraient lire bientôt, ..

    Et puis aussi, la phrase répétée tout au long de la période où Hitler a détenu le pouvoir : « C’est au Führer que nous devons ça ». Cette phrase était répétée aussi après la guerre, mais dans une version très péjorative.

    Ce livre a été traduit dans plusieurs langues et diffusé à travers plusieurs pays. L’Allemagne a été l’un des derniers pays où ce livre est paru. Il est loin d’avoir eu un accueil chaleureux. Plus tard, en 1968, les jeunes allemands se sont soulevés à l’instar des français, pour plus de liberté. Ce livre a été comme un symbole des violences qu’ont dû subir les femmes. Il est devenu un symbole du féminisme. En France, cette histoire a été mise en scène en 2010 avec Isabelle Carré tenant le premier rôle.

    En bref, ce livre est passionnant de bout en bout. Il faut souvent avoir le cœur bien accroché mais cette femme arrive à avoir de la hauteur sur ce qu’elle endure pour nous raconter sa vision des choses et c’est très intéressant. A lire quand on a le moral.

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    Couverture du livre « Survivre à ses parents toxiques : vous n'êtes pas obligés de les pardonner » de Anonyme aux éditions Akata

    Ophelie GAUDIN sur Survivre à ses parents toxiques : vous n'êtes pas obligés de les pardonner de Anonyme

    Ce manga n'obéit pas aux codes du manga japonais ce qui est une immense déception. Il semble formaté pour l'Occident avec un discours occidental en causes-effets, une inspiration freudienne, un marketing outrancier (à chacune des 11 histoires, il est rappelé les livres de l'auteur ou ceux édités...
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    Ce manga n'obéit pas aux codes du manga japonais ce qui est une immense déception. Il semble formaté pour l'Occident avec un discours occidental en causes-effets, une inspiration freudienne, un marketing outrancier (à chacune des 11 histoires, il est rappelé les livres de l'auteur ou ceux édités par Akata), et une Mme HATANO qui doit probablement symboliser ce que pense un japonais d'un occidental (émotif, naïf et peu combatif). Le dessin est simpliste, les planches ont peu d'arrières plans, les expressions faciales sont chiches et répétitves.

    Ce livre est constitué de 11 histoires de personnes adultes (homme et femme) insérées dans la société japonaise où leur enfance est terriblement violentée par un père, une mère, une grand-mère ou un grand-père avec un thème de violence directeur : violences physiques et verbales, humiliations, instrumentalisation, racket, abandon parental, carence affective, agression sexuelle, etc.

    Le point fort est qu'il n'y a rien de voyeuriste. Nous comprenons la violence des situations sans que cela soit trash. Nous comprenons aussi la défaillance des adultes et l'interrogation de ces personnes violentées sur le silence de ceux-ci (familles, amis, autres) voire même la participation de tierces personnes à la violence parentale (exemple de Kanako Toriumi, 9e histoire, où les clients de l'auberge de sa mère la violentaient).

    L'autrice pointe du doigt les phrases toutes faites de gens qui n'ont pas été violentés dans leur enfance et qui n'aident en rien : tu avais qu'à partir, tu avais qu'à parler, tu avais qu'à dire non... Or, l'enfant pense que ce qu'il vit est normal même s'il pressent que c'est horrible.

    En conclusion, c'est intéressant mais décevant d'autant plus quand ces thèmes sont plus profonds, précis, justes et travaillés quand c'est du manga fictionnel avec l'esprit japonais (exemples : Asuka de "Neon Gneis Evangelion" - maltraitance physique et peut-être sexuelle, Rei - négation de son identité - ou Shinji - humiliations répétés par son père qui le méprise ; les personnages de "L'Infirmerie après les cours", etc.)