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Andrus Kivirähk

Andrus Kivirähk

Andrus Kivirähk est un écrivain estonien né en 1970 à Tallinn. Phénomène littéraire dans son pays, journaliste et essayiste, son ½uvre importante suscite l'enthousiasme d'un très large public qui raffole de ses histoires. Il écrit des romans et des nouvelles, des pièces de théâtres, des textes et...

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Andrus Kivirähk est un écrivain estonien né en 1970 à Tallinn. Phénomène littéraire dans son pays, journaliste et essayiste, son ½uvre importante suscite l'enthousiasme d'un très large public qui raffole de ses histoires. Il écrit des romans et des nouvelles, des pièces de théâtres, des textes et des scénarios de films d'animation pour enfants.

Avis sur cet auteur (27)

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    Couverture du livre « Les groseilles de novembre » de Andrus Kivirähk aux éditions Le Tripode

    Mangeur_de_livre sur Les groseilles de novembre de Andrus Kivirähk

    Un des mes grands plaisirs, en lecture et dans mon métier de bibliothécaire, c’est de dénicher des perles un peu en dehors des sentiers battus. Et si évidemment je peux vous en parler ensuite, c’est encore mieux. Malgré un voyage dans les pays baltes il y a quelques années, je ne connaissais pas...
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    Un des mes grands plaisirs, en lecture et dans mon métier de bibliothécaire, c’est de dénicher des perles un peu en dehors des sentiers battus. Et si évidemment je peux vous en parler ensuite, c’est encore mieux. Malgré un voyage dans les pays baltes il y a quelques années, je ne connaissais pas du tout la littérature estonienne. Alors quand je suis tombé sur ce livre en farfouillant (dans le jargon de bibliothécaire, on parle de butinage) à la librairie, je me suis dit qu’il étant temps que ça change.

    Nous partons donc pour l’Estonie, au Moyen-Age, pour y suivre la vie ordinaire d’un village ordinaire. Ou presque. Car très vite, on se rend compte que tout ne fonctionne pas tout à fait normalement. Le vol et les duperies semblent être érigé en grand principe et idéal de vie, résultat, l’activité principale des villageois semble être de piller le manoir du baron propriétaire des terres, mais aussi tant qu’à faire les possessions des voisins. Pour cela, tous les moyens, tous les coups fourrés sont bons. Et pour ne rien arranger question normalité, on croise dans ce village des kratts (créatures volantes façonnées à partir de vieux objets et destiner à rapport de l’argent ou de la nourriture à leurs maîtres), des démons et autres apparitions, des revenants et même le Vieux-Païen (le diable en personne). Vous l’aurez compris, pas le temps de s’ennuyer en lisant « Les groseilles de novembre ». J’ai eu un gros coup de cœur pour ce livre si singulier qui s’avère en plus d’être très dépaysant vraiment drôle. Sous le couvert de simples chroniques villageoises traditionnelles, Andrus Kivirakh nous propose de nous plonger dans les légendes païennes estoniennes et leur folklore. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles sont hautes en couleur ! Tout comme le sont d’ailleurs les différents personnages que l’on va croiser, du sage granger au valet benêt, de l’intendant des récoltes qui semble faire de la cupidité son sacerdoce au couple de vieux qui tente désespérément de faire fortune et que à qui tout le monde joue des tours, sans oublier le malade qui croit éloigner physiquement la maladie en s‘imbibant de vodka...

    On s’attache à cette communauté pour le moins insolite et on la quitte avec tristesse une fois le livre refermé. Un vrai bijou de chroniques pleine d’absurdité et matinée de fantastique que je vous recommande les yeux fermés. Vous ne serez pas déçus !

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    Couverture du livre « Les groseilles de novembre » de Andrus Kivirähk aux éditions Le Tripode

    kadeline sur Les groseilles de novembre de Andrus Kivirähk

    Pendant un mois pas plus pas moins, on suit le quotidien d’un village estonien qui fait perdurer les croyances/mythes pré-christianisme dans un environnement où celui-ci s’installe. Les habitants commencent à aller à l’église « au cas où » et sont censés être des vassaux d’un seigneur allemand...
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    Pendant un mois pas plus pas moins, on suit le quotidien d’un village estonien qui fait perdurer les croyances/mythes pré-christianisme dans un environnement où celui-ci s’installe. Les habitants commencent à aller à l’église « au cas où » et sont censés être des vassaux d’un seigneur allemand qu’ils ne respectent pas du tout. L’idée primordiale décrivant leur façon de vivre est simple : « moins j’en fais, mieux je me porte ». Pour suivre ce principe de vie, ils font des pactes avec un équivalent du diable qu’ils roulent au passage dans la farine pour ne pas payer de leur âme à la fin du contrat. Celui-ci donne vie à des personnages faits de briques et de brocs qui passeront leur temps à piller les voisins et surtout le maitre. Pendant ce mois, on découvre toute la bêtise humaine de ce village, avec leurs idées toutes plus farfelues les unes que les autres et où il est évident que ça tournera mal. Même le vieux sage qui fait ce qu’il peut pour rattraper les ennuis utilisent des solutions toutes aussi improbables bien qu’efficaces. Sans véritable début ni fin, cette lecture apparait comme un ovni qui fait passer un bon moment car l’écriture est plaisante. C’était une chouette découverte mais qui est tombée dans le trop perché pour me plaire vraiment.

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    Couverture du livre « Les groseilles de novembre » de Andrus Kivirähk aux éditions Le Tripode

    jml38 sur Les groseilles de novembre de Andrus Kivirähk

    L'auteur nous invite à passer tout un mois en Estonie, au rythme d'un chapitre par jour, à une époque indéfinie ayant cependant un air médiéval.
    Dans un petit village la vie s'écoule lentement mais surement pour des habitants dont l'occupation principale est d'amasser nourriture et affaires,...
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    L'auteur nous invite à passer tout un mois en Estonie, au rythme d'un chapitre par jour, à une époque indéfinie ayant cependant un air médiéval.
    Dans un petit village la vie s'écoule lentement mais surement pour des habitants dont l'occupation principale est d'amasser nourriture et affaires, volées chez les voisins. La cible principale pour leurs rapines est le manoir du baron Allemand et de son épouse, personnages naïfs, impitoyablement dupés par des Estoniens cupides, mesquins et parfois cruels, ou royalement ignorés par les tenants d'un nationalisme intransigeant.

    Pour ne pas trop se fatiguer, ces braves gens délèguent cette tâche à un Kratt, créature façonnée à partir de matériaux divers par son maître qui doit ensuite, pour lui donner vie, céder trois gouttes de son sang au diable.
    Outre ce diable – pas bien fûté il faut le dire -, on trouve également une sorcière, des loups-garous, ainsi que des démons à tous les coins de sentiers, qui n'hésitent pas à prendre la place d'un mort, alors que les revenants, eux, s'invitent à banqueter tous les 2 novembre, jour des âmes.

    C'est donc à un joyeux foutoir que l'on assiste dans ce roman inspiré de la fantasmagorie estonienne, certainement revisitée et agrémentée par Andrus Kivirähk - je ne serais pas étonné que les vaches de mer sortent directement de son imaginaire fertile.

    Le ton est humoristique et caustique à souhait, parfois emprunt d'une certaine gravité lorsque les maladies s'invitent sournoisement dans le paysage en prenant forme humaine ou animale. Heureusement, Sander le granger, à qui tous font appel dans les situations imprévues, n'est jamais à court de solutions ingénieuses.

    Une très belle découverte que l'univers surprenant et agréablement loufoque de cet auteur Estonien dont j'ai lu le roman avec délectation.

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    Couverture du livre « L'homme qui savait la langue des serpents » de Andrus Kivirähk aux éditions Le Tripode

    Tassa All sur L'homme qui savait la langue des serpents de Andrus Kivirähk

    Acheté dans ma librairie de La Rochelle, j'ai flashé sur la belle couverture et le petit post-it coup de coeur que le libraire avait apposé sur le roman. Si à l'achat le livre était cher, j'en ai eu pour mon argent. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant apprécié un roman. Rien...
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    Acheté dans ma librairie de La Rochelle, j'ai flashé sur la belle couverture et le petit post-it coup de coeur que le libraire avait apposé sur le roman. Si à l'achat le livre était cher, j'en ai eu pour mon argent. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant apprécié un roman. Rien que le titre nous emporte dans des contrées inconnues. C'est un roman dépaysant, tellement inattendu qu'on ne sait où l'on va être menés et c'est bien là la force du livre. Jonglant entre les personnages, on suit un jeune garçon qui devient un homme et qui devient une légende.

    Le livre est riche, très dense, très intense, on vit chaque scène comme une surprise, et notre coeur va d'émotions en émotions: tristesse, hébétude, gaité, c'est très émouvant car les personnages sont très attachants et ils évoluent dans un univers sans pitié, dur et cruel.

    De plus ce roman est inclassable. Il tient de la légende, ou du conte, du roman d'aventure, ou de voyage, du roman d'exploration ou du rêve éveillé, mais aussi du roman d'éducation, où le héros grandit et devient un adulte.
    L'histoire d'un homme qui parle aux serpents est un conte merveilleux. Le héros est entouré de personnages lumineux et sombres à la fois, dans des paysages étranges, villages, plaines, forêts, peuplés de drôles de choses, rappelant la dureté des contes scandinaves. Rien ne lui est épargné, la vie et la mort rôdent autour de lui.

    L'auteur traite avec une grande maîtrise des thèmes de la solitude (de magnifiques passages rappellent la solitude d'un Robinson sur son île ou d'un Tom Hanks sur sa plage), de la solidarité, de l'amour filiale, de la famille, de la nature, sur la vie tout simplement. C'est comme une ode à la Nature, un roman presque écolo, prônant un retour à la vie telle qu'elle était, un retour aux sources moins artificiel encore qu'un Thoreau ou qu'un Walt Whitman,

    Une fois terminé le livre, et on voudrait qu'il ne se termine jamais, on sort d'un rêve cotonneux, avec la sensation d'avoir lu une perle rare qui nous a promenés dans un monde parallèle plein d'ambiguïtés et de drôles de combats pour survivre. Depuis cette lecture ce roman est devenu un genre à part entière pour moi, et je cherche désespérément un livre qui lui ressemble quelque part.

    Ma note finale: 20/20

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