Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Stupeur

Couverture du livre « Stupeur » de Zeruya Shalev aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072765728
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Au chevet de son père mourant, Atara recueille les propos confus de cet homme qui l'a élevée avec sévérité. Il l'appelle Rachel, du nom de sa mystérieuse première épouse, s'adresse à elle par une vibrante déclaration d'amour. Troublée, Atara retrouve sa trace et réveille chez cette femme âgée un... Voir plus

Au chevet de son père mourant, Atara recueille les propos confus de cet homme qui l'a élevée avec sévérité. Il l'appelle Rachel, du nom de sa mystérieuse première épouse, s'adresse à elle par une vibrante déclaration d'amour. Troublée, Atara retrouve sa trace et réveille chez cette femme âgée un douloureux passé dans la lutte armée clandestine. Rachel n'a rien oublié de ces années de résistance contre les Anglais, avant la fondation de l'État d'Israël, et surtout pas le prénom de celle qui aujourd'hui se présente à elle. Mais de qui Atara porte-t-elle le nom ? La rencontre de ces deux femmes bouleversera de façon inattendue leur existence et liera à jamais leur destin. En sondant magistralement l'âme humaine, Zeruya Shalev montre comment l'histoire collective d'une société fracturée bouscule les liens privés. De sa plume délicate et précise, elle interroge la parentalité, le couple, mais aussi la culpabilité et les silences qui régissent nos vies.

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (10)

  • un livre à découvrir absolument !
    C'est pour moi un très beau roman : deux femmes israéliennes, Rachel nonagénaire et Atara ,la cinquantaine , deux générations donc , sont amenées à se rencontrer .Et l'auteure déroule de façon très visuelle les bouleversements qui en résultent.
    La profondeur...
    Voir plus

    un livre à découvrir absolument !
    C'est pour moi un très beau roman : deux femmes israéliennes, Rachel nonagénaire et Atara ,la cinquantaine , deux générations donc , sont amenées à se rencontrer .Et l'auteure déroule de façon très visuelle les bouleversements qui en résultent.
    La profondeur de l'analyse du trouble vécu par les personnages, leur relecture de leur passé respectif, la sincérité participent aussi à la richesse du récit soutenu par une intrigue et des rebondissements inattendus.
    De l'histoire,même s'il y des tragédies qui font peut-être partie du quotidien ,se dégagent une vivacité, un enthousiasme, un instinct de vie.
    Les souvenirs et les regrets affluent chez Rachel, l'auteure les met en mots d'une façon très intéressante sur le plan littéraire. Rachel vit une nostalgie très lucide. le lecteur plonge dans les années 1944-1948 , Rachel fait alors partie d'une organisation paramilitaire, le Lehi , dont le but est de chasser les Anglais, puis de bâtir un État hébreu. Elle vit longtemps dans la clandestinite
    Son premier mariage , dans sa prime jeunesse, avec un combattant du Lehi se solde par le départ inexpliqué du mari au bout d'un an.
    Rachel veuve et mère de deux grands fils vit à Jérusalem.
    Atara est la fille du professeur Rubin, chercheur en neurosciences. Il vient de décéder à l'âge de 91 ans et dans ses derniers jours il a tenu à Atara des propos confus qui l'ont à la fois touchée et interrogée. Peut-être va-t-elle savoir enfin pourquoi elle porte ce prénom, Atara.Son père ne l'aimait pas et Atara pense que son besoin de séduction est en lien avec cette froideur de son père.
    Atara Rubin vit à Aifa, elle est architecte, spécialiste de la conservation du patrimoine et c'est à cette occasion qu'elle a rencontré son deuxième mari Alex. Ensemble ils ont eu Éden. Elle a une fille de son précédent mariage avec Dornann. le récit nous livre les pensées d'Atara sur le couple, les familles recomposées et la parentalite.
    Atara plonge le lecteur dans l'Etat d'Israel d'aujourd'hui. Au volant de sa voiture, elle nous dit les paysages . Elle nous dit aussi une urbanisation chaotique, les embarras de circulation, la guerre, les attentats et la religion.
    Au moment où elle fait la connaissance de Rachel, Atara traverse des turbulences, son époux et son fils la ramènent au présent. Nous partageons ses émotions avec elle en direct..,

    thumb_up J'aime comment Réagir (0)
  • Alors que Menahem Rubin, alias Mano, ancien chercheur en neurosciences se meurt, il prend sa fille, Atara pour une certaine Rachel, à laquelle il déclare un amour vibrant. Atara décide de partir à la recherche de cette Rachel et découvre que, 70 ans auparavant, elle a été sa première épouse mais...
    Voir plus

    Alors que Menahem Rubin, alias Mano, ancien chercheur en neurosciences se meurt, il prend sa fille, Atara pour une certaine Rachel, à laquelle il déclare un amour vibrant. Atara décide de partir à la recherche de cette Rachel et découvre que, 70 ans auparavant, elle a été sa première épouse mais que le couple s'est séparé brusquement un an après le mariage. Elle part à la rencontre de cette vieille dame de 91 ans qui vit dans le Territoires Occupés pour tenter de comprendre qui était son père et pour quelles raisons, il l'a rejetée quand elle était enfant.
    Le roman est bâti sur l'alternance des voix de Rachel et d'Atara; la rencontre des deux femmes a réveillé un passé douloureux chez Rachel qu'elle se remémore devant nous et déclenche chez Atara des interrogations sur sa vie actuelle, à la cinquantaine, remariée avec Alex depuis 25 ans; elle n'est pas heureuse, a des regrets et en cherche les raisons.
    J'avais découvert Zeruya Shalev avec son roman "Douleur" qui avait été un coup de coeur. Il n'en est pas de même avec celui-ci dans lequel on retrouve les thèmes qui y étaient déjà évoqués : le couple qui se délite, la douleur de ne pas comprendre ses enfants adultes et de les voir s'éloigner inexorablement, un amour de jeunesse jamais oublié et bien sûr Israël. Je préfère lorsqu'un auteur se renouvelle, aborde des sujets nouveaux.
    Les destins individuels sont broyés par L Histoire; Rachel et Mano ont combattu, dans la clandestinité, les occupants britanniques de la Palestine , puis au moment de la création de l'État d'Israël en 1948, les Arabes. Ce roman nous laisse également à voir la société israélienne actuelle déchirée par des lignes de fractures religieuses, des familles dont certains membres sont ultraorthodoxes pendant que d'autres condamnent l'occupation illégale des terres palestiniennes.
    Le rythme est très lent, trop lent ce qui a rendu ma lecture poussive; l'auteure insiste sur la psychologie des personnages qui est très fouillée, voire décortiquée à l'excès; elle revient plusieurs fois sur les mêmes faits en les analysant sous plusieurs facettes. Le thème de la culpabilité est omniprésent, analysé sous tous ses angles.

    thumb_up J'aime comment Réagir (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Récemment sur lecteurs.com

Les livres les mieux notés cette semaine