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Que reviennent ceux qui sont loin

Couverture du livre « Que reviennent ceux qui sont loin » de Pierre Adrian aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072989681
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

«Là, sur la route de la mer, après le portail blanc, dissimulées derrière les haies de troènes, les tilleuls et les hortensias, se trouvaient les vacances en Bretagne. Août était le mois qui ressemblait le plus à la vie.»Après de longues années d'absence, un jeune homme retourne dans la grande... Voir plus

«Là, sur la route de la mer, après le portail blanc, dissimulées derrière les haies de troènes, les tilleuls et les hortensias, se trouvaient les vacances en Bretagne. Août était le mois qui ressemblait le plus à la vie.»Après de longues années d'absence, un jeune homme retourne dans la grande maison familiale. Dans ce décor de toujours, au contact d'un petit cousin qui lui ressemble, entre les après-midi à la plage et les fêtes sur le port, il mesure avec mélancolie le temps qui a passé.Chronique d'un été en pente douce qui commence dans la belle lumière d'août pour finir dans l'obscurité, ce roman évoque avec beaucoup de délicatesse la bascule de l'enfance à l'âge adulte.

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Articles (1)

Avis (38)

  • Avertissement ! : très vite le lecteur a envie de prendre un ciré jaune, une marinière et de se rendre en Bretagne dans cette maison de famille. Le lecteur a envie de cette plage, des discussions avec les cousins, de trinquer au bar du village, de la douceur des embruns, de rencontrer cette...
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    Avertissement ! : très vite le lecteur a envie de prendre un ciré jaune, une marinière et de se rendre en Bretagne dans cette maison de famille. Le lecteur a envie de cette plage, des discussions avec les cousins, de trinquer au bar du village, de la douceur des embruns, de rencontrer cette famille, les cousins, les cousines, les tantes, et puis surtout la grand-mère…
    Il y a des romans, dont la lecture nous apaise, et la simplicité du moment nous fait ressentir de très belles émotions, celui-là en fait partie. L’écriture est belle et je ne sais pas vraiment quoi ajouter, ne serait-ce que de profiter de cette lecture remplie de humanité, d’authenticité, de mélancolie avec un délicieux goût de madeleine de Proust…..

    J’ai aimé rencontrer cette famille, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai aimé leurs souvenirs et leurs anecdotes…..
    C’est un beau roman !

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  • « Il n’y a qu’au mois d’août qu’on est vraiment un enfant »

    Je n’ai jamais eu de maison de vacances ni de grande famille, alors, oui, je ne connais pas. J’ai découvert le plaisir à travers mes petits-enfants qui ne concoivent pas ne pas se réunir tous les cinq au moins deux fois par an (de...
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    « Il n’y a qu’au mois d’août qu’on est vraiment un enfant »

    Je n’ai jamais eu de maison de vacances ni de grande famille, alors, oui, je ne connais pas. J’ai découvert le plaisir à travers mes petits-enfants qui ne concoivent pas ne pas se réunir tous les cinq au moins deux fois par an (de préférence sans les parents!).

    Mais bon, revenons à nos moutons bretons.

    Le narrateur (l’auteur ? Oui je crois) revient après plusieurs années d’absence dans la maison de vacances bretonne, maison de ses grand-parents. La grand-messe d’août l’attend avec parents, enfants, neveux nièces, cousines, cousins. La maison doit grossir au fur et à mesure des arrivants. Il y a toujours une porte qui claque, des bruits de pas dans l’escalier, des rires, des jeux, des pleurs.

    Ce sera le dernier été avec la grand-mère qui, comme la maison est si vieille et pourtant si pleine de vie.

    « Ce soir-là je regardais les plus jeunes avec une nouvelle curiosité. Au temps de mes vingts ans, lors de mon dernier été à la grande maison, ils étaient encore des gosses qui jouaient àla guerre et se mouchaient dans leur coude. Maintenant, ils s’attablaient avec nous ». Pierre renoue avec sa famille, son passé dans la maison. Son affinité avec Jean, petit neveu de six ans qui lui ressemble va lui permettre de renouer avec l’enfant qu’il était.

    L’écriture divinement classique, fine de Pierre Adrian amène une pesanteur, comme un gros nuage suspendu dans ce mois d’août qui débute avec le soleil et se termine avec l’automne.

    En lisant ce livre, je me suis sentie dans un film de Claude Sautet.

    « Brest est la porte du Ciel » , petit Jean

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  • Le coup de cœur que je n’ai pas vu venir.
    Le précédent roman de Pierre Adrian m’avait déjà laissé une très forte impression mais là on est un niveau au-dessus.

    Ce récit d’un jeune trentenaire qui revient passer l’été dans la maison familiale est plein de grâce et de mélancolie.
    L’impression...
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    Le coup de cœur que je n’ai pas vu venir.
    Le précédent roman de Pierre Adrian m’avait déjà laissé une très forte impression mais là on est un niveau au-dessus.

    Ce récit d’un jeune trentenaire qui revient passer l’été dans la maison familiale est plein de grâce et de mélancolie.
    L’impression de lire quelque chose qui n’est pas dans la tendance, intemporel, un peu comme un film de Claude Sautet.

    La narrateur a pendant des années délaissé la Bretagne et la maison qui accueille toute la famille pour découvrir d’autres horizons.
    Mais cet été il ressent le besoin de revenir dans ce cocon. Au milieu de la smala des oncles, des tantes, des enfants et de la vieille grand-mère, il goute à nouveau au plaisir des générations qui cohabitent. C’est l’été où il prend conscience que tout est éphémère, que tout passe vite, qu’il n’est plus l’enfant de la famille et que la grand-mère ne sera bientôt plus là. Il faut être une vieille âme pour parvenir à retranscrire aussi bien la fragilité de l’existence.
    L’auteur parvient également à retranscrire l’ambiance des vacances, de l’été, de ces quelques semaines qui sont comme une parenthèse dans une année.
    Le final crépusculaire vient apporter la touche nécessaire à ce qui pourrait sembler trop doux.

    Chronique sensible et pudique du temps qui passe, de ce qui perdure et de ce qui ne reviendra jamais. Avec des chapitres ciselés et des mots choisis, ce roman nous attrape et nous étourdit comme la chaleur écrasante d’un mois d’août.

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  • Un joli titre empreint d'une certaine mélancolie pour un roman qui traduit le charme discret des vacances dans une grande maison de famille où chaque été, en Août, trois générations se regroupent autour d'une grand-mère.

    Chacun y vient librement quelques jours ou plus longtemps ; puis...
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    Un joli titre empreint d'une certaine mélancolie pour un roman qui traduit le charme discret des vacances dans une grande maison de famille où chaque été, en Août, trois générations se regroupent autour d'une grand-mère.

    Chacun y vient librement quelques jours ou plus longtemps ; puis repart, comme resourcé par cette plongée en un lieu qui fédère toute le famille « le lieu des épiphanies, là ou nous avions été des enfants heureux ».
    Le narrateur est un trentenaire célibataire qui revient, après quelques années d'absence, dans cette demeure du Finistère où il retrouve tous les activités rituelles qui ont marqué ses jeunes années .

    Dans le groupe des enfants présents, il remarque un de ses neveux :Jean, un jeune garçon de 6 ans dans lequel il se retrouve enfant. Il s'y 'attache plus particulièrement, l'accompagne, le réconforte « il m'avait enseigné la tendresse , il avait fait de moi un oncle, un petit père lointain » . Jean « qui se doutait de quelque chose et nous ne savions rien » et qui réunira quelques mois plus tard toute la famille pour une autre cérémonie …....

    Le roman, profondément ancré dans les paysages et traditions de la Bretagne s'axe autour de la date du 15 août, « moment de bascule »  ponctué de festivités traditionnelles : messe, cérémonie du pardon, feu d'artifice, bal.
    Avant le 15 août on arrive, on savoure le plaisir des retrouvailles. Après cette date, on compte les jours qui restent « jours en suspension », puis chacun s'en va selon ses obligations «  on avait l'impression d'abandonner la scène d'un theâtre ».

    Un roman sur le mode mineur, tout en pudeur, en tendresse et en émotion contenue.
    Par ses petites phrases brèves, serrées, par petites touches, Pierre Adrian, à la manière impressionniste se fait ici le peintre des moments heureux et des moments suspendus.

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  • De retour dans la maison familiale à la pointe de la Bretagne, après de nombreuses années d’absence, il y retrouve une immuabilité, une constance des lieux et des habitudes. Pourtant, il est devenu l’oncle, tandis que des enfants se construisent, comme lui naguère, des souvenirs pour longtemps,...
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    De retour dans la maison familiale à la pointe de la Bretagne, après de nombreuses années d’absence, il y retrouve une immuabilité, une constance des lieux et des habitudes. Pourtant, il est devenu l’oncle, tandis que des enfants se construisent, comme lui naguère, des souvenirs pour longtemps, au parfum d’enfance.

    Tandis que le passé ressurgit et que la faiblesse des aînés donne au temps qui passe une notion d’urgence, s’efface cette impression d’éternité propre à l’enfance.

    Cette prise de conscience décuple la valeur de ces moments partagés, quand les regrets se mêlent au bonheur fugace d’un regard d’enfant.

    Cet été pourtant, s’ornera des couleurs du deuil et de l’injustice.

    Ce récit intime et personnel a pourtant une dimension universelle. Cette maison pourrait être celle de nos propres vacances, il suffirait de modifier les lieux et les prénoms et chacun pourrait y retrouver ses propres souvenirs. Il souligne ainsi l’importance de ces moments de partage et d’initiation, d’apprentissage des relations humaines, dans une ambiance qui restera une référence irremplaçable pour chaque enfant devenu adulte.

    Le ton juste et empreint d’une douceur qui lui confère la nostalgie . Un très beau roman, poignant et émouvant.

    192 pages Gallimard 25 Août 2022

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  • Cet été-là, le narrateur, parisien trentenaire, revient passer ses vacances dans la maison familiale lovée sur la côte bretonne à la pointe du Finistère. Et, après des années d’absence, il retrouve le goût de ces étés en famille
    « Chaque année se rejouaient ici les mystères d’une vie entière...
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    Cet été-là, le narrateur, parisien trentenaire, revient passer ses vacances dans la maison familiale lovée sur la côte bretonne à la pointe du Finistère. Et, après des années d’absence, il retrouve le goût de ces étés en famille
    « Chaque année se rejouaient ici les mystères d’une vie entière résumée en quelques semaines. »
    Cette « grande maison qui semblait appartenir à tous et à personne », est envahie chaque été par la tribu d’oncles, de tantes et de cousins. Au milieu de cette agitation, trône « la petite grand-mère », vulnérable et fragile comme une poupée de porcelaine à l’orée de ces cent ans.
    Durant cet été breton, le narrateur retrouve ses cousins, croise d’anciens amis de vacances comme Anne, belle et blasée. Il mêle au récit estival les souvenirs d’enfance, moments de bonheur. Et puis, il y a Jean, le petit cousin de six ans qui rappelle au narrateur l’enfant qu’il a été jadis.
    L’été brûle ses derniers feux, la fête du 15 août sonne la fin des vacances. On sent aussi, entre les lignes, qu’un drame se prépare.
    Au cours de cet été pas tout à fait comme les autres, le narrateur découvre la fragilité d’une famille qui semblait pourtant résister au temps qui passe
    « Sans doute était-ce cela, une famille, un enchevêtrement, une tour en Kapla dont l’équilibre précaire tient, coûte que coûte, grâce à la solidarité des uns et malgré la fébrilité des autres. »
    Le rythme du roman est lent, tout comme cet été oisif à remuer les souvenirs. On se laisse bercer par l’écriture d’une grande tendresse et parfaitement maîtrisée. J’ai ressenti beaucoup d’émotions à l’évocation de ces souvenirs d’enfance et d’étés en famille. Chacun y retrouvera trace de ses propres souvenirs. Car qui n’a jamais passé ses vacances auprès d’une grand-mère, parmi des cousins ?
    Une belle lecture qui m’a emplie de nostalgie.

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  • C'est le mois d'août en Bretagne. Les journées s'étirent, les touristes ont rouvert leurs maisons de vacances, et c'est le moment que choisit le narrateur pour revenir dans la grande maison, celle qui accueille l'été toute la famille. Trentenaire et célibataire, il l'a délaissée depuis quelques...
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    C'est le mois d'août en Bretagne. Les journées s'étirent, les touristes ont rouvert leurs maisons de vacances, et c'est le moment que choisit le narrateur pour revenir dans la grande maison, celle qui accueille l'été toute la famille. Trentenaire et célibataire, il l'a délaissée depuis quelques années, mais sitôt le portail blanc franchi, le voilà revenu en enfance, assailli par les souvenirs des bons moments passés entre ces murs rassurants. Chronique d'un été en pente douce, carte postale de vacances en famille, entre douceur et mélancolie.
    .
    Comment parler simplement de ce livre pour lui rendre hommage du mieux possible ? Je dirais que c'est un livre apaisant sans jamais être ennuyeux, un livre qui nous plonge dans la chaude langueur des longues journées de vacances, dans la douce torpeur des heures ralenties et des journées alanguies. Lire ce beau roman, c'est enfiler un ciré et une paire de bottes, c'est partir en promenade dans les landes de bruyère, C'est retrouver le cocon rassurant des grandes famille où se croisent oncles et tantes, cousins, neveux et aïeux, et c'est prolonger un peu encore le mois d'août et l'été finissant. C'est aussi réfléchir avec le narrateur à la mesure du temps qui passe, au glissement lent et inexorable vers l'âge adulte puis vers la vieillesse.
    C'est la confrontation aux souvenirs d'enfance, aux traces qu'ils laissent et qui nous façonnent. C'est tendre, c'est doux, c'est mélancolique, un peu nostalgique et pourtant jamais triste.
    Pierre Adrian est un auteur que je découvre avec ce titre et je suis sous le charme de sa plume délicate et discrète, fluide, poétique, mais particulièrement sensible et grave aussi, qui la rend absolument sincère et émouvante.
    Envie d'une histoire simple et emplie de tendresse? Partez à la découverte de beau roman qui nous dit combien il est important de savourer chaque instant et de profiter des siens tant le bonheur est fugace et éphémère.
    Un très beau roman qui mériterait un Prix tant il peut plaire à tout le monde. Je vote Pour!

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  • Que reviennent ceux qui sont loin – Pierre Adrian

    Après de longues années d’absence, un jeune homme retourne dans la grande maison familiale.
    Dans un décor breton, les réminiscences des mois d’août s’installent.

    Cette chronique d’un été en pente douce qui plonge le soleil dans la mer, la...
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    Que reviennent ceux qui sont loin – Pierre Adrian

    Après de longues années d’absence, un jeune homme retourne dans la grande maison familiale.
    Dans un décor breton, les réminiscences des mois d’août s’installent.

    Cette chronique d’un été en pente douce qui plonge le soleil dans la mer, la délicatesse de Pierre Adrian est toujours aussi remarquable.

    Je l’ai connu dans son premier roman magnifique avec « des âmes simples » et je le retrouve avec une très belle plume que je ne peux que vous recommander.

    Dans ce roman, on peut y lire des phrases courtes, narratives et contemplatives.
    Quelques figures de style magnifiques :

    - La cataracte mangeait ses yeux
    - La mer se retirait en bâillant
    - Sa peau était si mate qu’elle buvait le soleil sans rien rejeter.

    Un coup de cœur !

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