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Les filles du chasseur d'ours

Couverture du livre « Les filles du chasseur d'ours » de Anneli Jordahl aux éditions L'observatoire
Résumé:

Elles sont sept, sept soeurs aux airs de sauvageonnes. Armées de leurs longues chevelures rousses, de leurs muscles saillants, leurs gestes brusques et joyeuses grossièretés, elles viennent vendre leurs peaux de bêtes au marché. Elles dansent aussi, ivres et flamboyantes, au milieu des hommes... Voir plus

Elles sont sept, sept soeurs aux airs de sauvageonnes. Armées de leurs longues chevelures rousses, de leurs muscles saillants, leurs gestes brusques et joyeuses grossièretés, elles viennent vendre leurs peaux de bêtes au marché. Elles dansent aussi, ivres et flamboyantes, au milieu des hommes qui les sifflent. A part ça, personne ne sait vraiment qui elles sont. Ce sont les filles du chasseur d'ours. On raconte qu'elles passent leurs jour- nées à braconner et à se battre, quand elles ne sont pas en train de se baigner dans une rivière au clair de lune...
Pourtant, se profile derrière ces renardes échevelées un récit à nul autre pareil. Une nuit, leur père ne revient pas de la chasse, et les sept filles se retrouvent livrées à elles-mêmes. La forêt, lorsqu'on n'est qu'une bande de gamines jouant aux dures, a des rites d'initiation bien brutaux. La faim et le froid ne sont que peu de choses quand les rapports de force et la violence entrent en jeu - et que la renarde devient louve.
Anneli Jordahl dépeint les aventures homériques de sept filles féroces et intrépides et à travers elles la Finlande contempo- raine et ses légendes. Un conte féministe venimeux.

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Articles (1)

Avis (4)

  • Un mélange de nature writing, de conte et de féminisme. Il ne m’en fallait pas plus pour aimer ce roman.
    Pourtant assise dans mon canapé, j’ai ressenti la rudesse des sœurs, l’odeur des forêts finlandaises, le froid de l’hiver, le manque, la faim… Une expérience assez singulière et troublante....
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    Un mélange de nature writing, de conte et de féminisme. Il ne m’en fallait pas plus pour aimer ce roman.
    Pourtant assise dans mon canapé, j’ai ressenti la rudesse des sœurs, l’odeur des forêts finlandaises, le froid de l’hiver, le manque, la faim… Une expérience assez singulière et troublante. Une vie sauvage que l’autrice, Anneli Jordahl, dépeint à la perfection. Je quitte avec nostalgie ces grands espaces ainsi que ces femmes féroces si attachantes…
    http://www.mesecritsdunjour.com/2024/03/les-filles-du-chasseur-d-ours-anneli-jordahl.html

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  • Avec leurs tignasses flamboyantes, leurs vêtements dépenaillés, leur saleté repoussante, l'odeur épouvantable que leurs corps dégagent, elles ne semblent former qu'une seule entité.
    Et pourtant...
    Les filles Leskinen sont sept. Elles vivent en Finlande, pays dont les habitants sont le plus...
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    Avec leurs tignasses flamboyantes, leurs vêtements dépenaillés, leur saleté repoussante, l'odeur épouvantable que leurs corps dégagent, elles ne semblent former qu'une seule entité.
    Et pourtant...
    Les filles Leskinen sont sept. Elles vivent en Finlande, pays dont les habitants sont le plus heureux.
    Après la mort du père adoré suivie rapidement par celle de la mère détestée, elles sont orphelines.
    Johanna, la plus âgée, s'affirme en héritière du géniteur, un légendaire chasseur d'ours qui a installé sa famille dans la forêt loin des mirages et des menaces de la civilisation.
    Suivent Tania et Aune, puis Tiina et Laura, deux paires de jumelles.
    Il y a ensuite Simone et, enfin, Elga, la seule qui ne ressemble pas physiquement à ses sœurs.
    Conduite d'une poigne de fer par Johanna, secondée par les deux « T », les plus jeunes subissent la faim, le froid et les coups, victimes de la folie atavique et paranoïaque de l'aînée.
    Pour atténuer leurs souffrances, elles s'évadent dans leurs passions secrètes : l'invention d'histoires pour Aune, le modelage pour Laura, le mysticisme pour Simone et la lecture pour Elga, bien loin des règles survivalistes édictées par Johanna dont le sens de l'organisation laisse à désirer.
    Grâce à ces échappatoires, elles mettent à distance leur enfance violente privée de la connaissance qui libère et permet de devenir un adulte épanoui.
    Il y a parfois de bons moments, ceux pendant lesquels le septuor écluse des litres de bière noire aussi épaisse que leur chevelure et de gnôle...
    C'est une narratrice, dont on découvrira l'identité à la toute fin du livre, passionnée par ces fascinantes et énigmatiques enfants semi-sauvages, qui raconte l'histoire des filles du chasseur d'ours, dont le mythe se ternit, alors que la figure de la mère est réhabilitée.
    Loin de magnifier la nature et de développer les thèses de certains écologistes extrémistes qui stigmatisent la nocivité de l'homme allant jusqu'à souhaiter sa disparition, Anneli Jordahl a construit un récit féministe et humaniste, au sens de la Renaissance, teinté d'humour noir et d'une grande originalité par sa démesure.
    Une belle et singulière lecture et une ode à l'imagination.

    https://papivore.net/litterature-scandinave/critique-les-filles-du-chasseur-dours-anneli-jordahl-lobservatoire/

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  • Sept sœurs, des sauvageonnes incapables de fonctionner en société, les filles du chasseur d’ours tué par un plantigrade. Maintenant que la mère est morte elle aussi, l’heure des comptes a sonné. A présent leur survie dépend d’elles et elles seules. Elles décident de se casser dans la forêt, dans...
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    Sept sœurs, des sauvageonnes incapables de fonctionner en société, les filles du chasseur d’ours tué par un plantigrade. Maintenant que la mère est morte elle aussi, l’heure des comptes a sonné. A présent leur survie dépend d’elles et elles seules. Elles décident de se casser dans la forêt, dans une cabane de chasse, loin du reste de l’humanité, selon l’enseignement reçu de leur père.
    Dans les forêts profondes de Finlande, nous partageons le quotidien de ce clan de sept filles, semblables à une meute, violentes, grossières, bêtes parmi les bêtes. Un quotidien fait de labeur et de combats. Une lutte pour la survie mais aussi lutte de pouvoir, les plus forts ont recours à la violence contre les plus faibles, et ces dernières cherchent à s’éloigner, vers la monde où brille la lumière de l’église, de l’école et de la bibliothèque. Un conte féroce, sensuel, extravagant et cru. Un livre assez dérangeant.

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  • Elles sont sept sœurs et elles vivent dans le nord de la Finlande. À moitié sauvageonnes, elles ont grandi en marge de la société, sans jamais aller à l’école, élevées à la dure par un père, légende locale aussi craint qu’admiré. Pour seule leçon, il leur a inculqué la règle de ne dépendre de...
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    Elles sont sept sœurs et elles vivent dans le nord de la Finlande. À moitié sauvageonnes, elles ont grandi en marge de la société, sans jamais aller à l’école, élevées à la dure par un père, légende locale aussi craint qu’admiré. Pour seule leçon, il leur a inculqué la règle de ne dépendre de personne, institutions ou hommes, et de se tenir à l’écart du monde. Mais quand ce dernier meurt, tué par un ours, bientôt suivi par leur mère, que de toute façon elles méprisent, elles prennent la folle décision d’aller s’établir au cœur de la forêt, à plus de 150 km de la première ville.
    Récit d’une survie en milieu hostile, où les plus sauvages ne sont pas forcément ceux que l’on croit.
    .
    Ce roman est multiple, et il s’inscrit à la fois dans le nature writing, le roman d’aventure et la fable féministe. Il emprunte à chacun des trois genres et dans chacun il excelle. À la lecture du titre, n’allez pas imaginer ces sœurs en modèle des filles du Docteur March. Elle en sont tout le contraire : sauvages, irrévérencieuses, violentes et outrancières. Dans ce gynécée, ça fume, ça picole, ça pue, et ça rote autant que ça pète. Ensemble elles forment un tout indissociable, un clan de rouquines déchaînées, unies par des liens très fort, tissés par un père quasi gourou, mais elles ont chacune leur particularité, leur singularité qui les rend finalement uniques. Et même si elles ne sont pas de prime abord très sympathiques, on finit par s’attacher à chacune d’elles, à deceler sous la cuirasse et la crasse, leurs fragilités et leurs failles.
    Au final, cela tisse un roman à la fois cruel et envoûtant autant que dépaysant. Une lecture à la portée presque philosophique aussi qui interroge sur le difficile équilibre entre émancipation et conformisme, qui questionne sur la part d’individualité qui se dissout dans le groupe, autant que sur le poids des normes ou la question de la famille.
    Résolument, épique et féministe en tout cas et sacrément réussi. Encore une pépite de cette belle maison d’édition

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