Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Tout à la fois anticipation, biographie et réquisitoire contre le nucléaire et la politique, ce roman avait tout pour me plaire et il a plutôt bien réussi !
Le titre et une centrale nucléaire sur la couverture, même si ce n’est pas celle de Creys-Malville ont eu tôt fait de me ramener pas mal d’années en arrière, quand on croyait encore pouvoir empêcher le démarrage du Superphénix, après le décès de Vital Michalon, dans des confrontations moins violentes mais tout aussi inutiles ! Mais il fallait le faire, comme ailleurs et ce n’est pas l’auteur qui me contredira !
Le roman débute en 2036 après l’explosion d’ASTRID, réacteur à neutron rapide construit près de Malville, qui a répandu le virus radioactif, obligeant les habitants à vivre confinés, sans beaucoup plus de libertés, même si sortir les exposerait à la mort ! Le narrateur est confiné sur les bords de la Loire et va raconter son enfance, le Rhône et la Centrale.
Un récit fascinant dans lequel l’auteur m’a totalement immergée dans l’enfance de Sam, de ses relations avec ses parents, ses ressentis face à la Centrale ! Son amour de la nature nous emmène sur des chemins semés de poésie, sur le fleuve impétueux, mais toujours sous l’emprise menaçante de la centrale, grande pourvoyeuse d’emplois !
Il m’est toujours difficile de chroniquer une lecture que j’ai appréciée et qui m’a touchée, qui plus est sur un combat d’actualité car le nucléaire est le pire destructeur et pollueur de tous les temps, pour des milliers d’années mais soyons assurés qu’un accident viendra rapidement mettre fin à notre lente agonie !
#Malville #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2024
Emmanuel Ruben mêle avec ce roman historique et romanesque, il retrace l'histoire de sa famille à travers la vie de ses femmes et de leur pérégrinations du chandelier qui passe de génération en génération. Elles transmettent à Samuel, les légendes, les histoires familiales les incluant dans la grande histoire.
Une transmission orale, mêlant aussi narration. La lecture est fluide, cette transmission est dense, on s'attache aux personnages.
L'auteur nous fais connaître une partie peu connue de l'histoire de la communauté juive.
Fresque familial, Transmission, Histoire, Religion, Algérie.
"Il aurait dû se douter, lorsqu'il vit ce que subirent les Juifs d'Algérie pendant la guerre, que ce serait bientôt aux Arabes de trinquer. il n'a pas commis d'attentats contre des civils, on ne lui en a pas laissé le temps. Lui qui s'était battu contre les nazis, lui qui avait échappé aux griffes de la Gestapo, il finirait brûlé dans un four crématoire, au lendemain de la victoire, après avoir été torturé puis fusillé par des miliciens français qui exportaient de l'autre côté de la Méditerranée les méthodes de la Gestapo."
"Tonton Chemouel était l'original de la famille, disait Déborah. Un drôle de zèbre un chouïa fêlé du ciboulot. Tes arrière-grands-pères s'habillaient encore à la mode indigène, avec le pantalon caca-huit-jours comme on surnommait alors le sarouel, mais l'oncle Chemouel, qui te ressemblait telles deux gouttes d'eau, arborait de belles moustaches à la Errol Flynn, faisait venir de Paris les plus beaux chapeau melons pour charmer les dames et se vêtait déjà à l'occidentale. "
Attirée par le thème et la perspective d'une lecture romanesque, j'avoue avoir été fortement ennuyée par ce roman, qui n'a d'attrait que par la qualité d'écriture, la richesse du vocabulaire et des descriptions. Complètement perdue au milieu de tous ces personnages fantasques, sans doute suis-je passée à côté de l'ambition de l'auteur. Seul, le personnage de la tante Esther parvient à sauver la lecture, avec sa verve et son franc parler, Samuel Vidouble ne marquera pas mon imaginaire.
Ce tout petit livre a inauguré ma recherche sur l'Europe de l'Est: il s'agit d'un voyage en zigzag dans cette Europe assez méconnue, "celle qui n'a pas besoin de monnaie commune et de traité constitutionnel pour se sentir exister"
Je ne partage pas cet avis puisque ces pays frappent aux portes de l'Union européenne.
Un pays où on peut être macédonien, parler albanais, manger bosniaque, rêver des femmes croates et des plages monténégrines, regarder la télé turque ou allemande en buvant de la gnôle serbe: l'écrivain est alors à Ohrid où il prétend que cette ville n'a pas connu de guerre ni d'épuration ethnique; il écrit que de là on peut avoir un juste aperçu de ce que fut la Yougoslavie...
Il parle de réfugié "yougoslave" de peur de prendre un serbe pour un croate!
Il rappelle les villes martyres: Vukovar (Croatie) Timisoara (Roumanie) Srebrenica (Bosnie- Herzégovine). et les bombardements par l'OTAN (n'épargnant pas les civils)
L'ex -Yougoslavie est devenue un pays de frontières.
C'est un point de vue intéressant mais mes lectures suivantes me l'ont faire ressentir comme très subjectif.
nb: un bel hommage à Ivo Andric (prix Nobel) et à son originalité: ici le personnage principal est le pont sur la Drina. Visegrad était peuplée de deux tiers de musulmans, Après "nettoyage ethnique", il n'y en a plus trace (pourtant la rivière a recraché trois cents cadavres d'hommes et de femmes égorgés sur la célèbre kapia du vieux pont ottoman.
"si l'on détruit ici, on construit ailleurs. Sans doute y a-t-il encore quelque part des régions calmes et des gens raisonnables..."
"Je me demande pourquoi tous les événements les plus importants de l'histoire des balkans se sont déroulés sur des ponts, que nous aussi avons détruits; nous avons érigé davantage de murs que de passerelles entre le nouveau monde et nous.
"on dit d'ordinaire que c'est en France que les paysages sont les plus variés mais cela ferai rire un paysan bosniaque, car d'une vallée à l'autre, on a l'impression de passer de la Norvège à la Provence.
Un livre de voyage écrit par un auteur engagé, très critique à l'égard de l'Union européenne et des accords de Schengen.
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Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...