Des polars pour donner le frisson : nos idées pour vos cadeaux de fin d'année
Bénévole dans une association qui s'occupe d'enfants, Lina est partie poursuivre ses études à Mou di, en Chine. Thomas, lui, enquête pour une ONG sur les disparitions (de petites filles essentiellement) qui sévissent depuis des décennies dans cette région reculée. La jeune femme accepte de lui servir d'espionne sur place. Elle découvre vite les ravages de la politique de l'enfant unique. Mais ses questions vont semer le trouble dans le village.
Quand un mystérieux assassin se met à éliminer un à un tous ceux qui semblaient savoir quelque chose, elle se sent prise au piège.
Réseaux d'adoption clandestins, mafias chinoises, trafics d'organes, prostitution... Oscillant entre passé et présent, un thriller dépaysant qui nous conduit au coeur d'une Chine cynique et corrompue, où la vie d'une petite fille ne vaut que par ce qu'elle peut rapporter.
Des polars pour donner le frisson : nos idées pour vos cadeaux de fin d'année
L'avantage des petits salons tel que BLOODY FLEURY (en dehors du fait qu'ils sont gratuits contrairement à la grande messe parisienne!) réside dans le fait que le lecteur peut échanger aisément et plus longtemps avec ses auteurs favoris et faire de belles rencontres... et c'est évidemment ce qui s'est passé lors de la dernière édition de ce salon normand car j'ai découvert Julie EWA, une jeune et talentueuse romancière avec qui j'ai pu échanger et qui m'a gentiment dédicacé son livre LES PETITES FILLES.
Lina, jeune femme altruiste et réservée, est bénévole en FRANCE dans une association qui s'occupe d'enfants. Afin de poursuivre ses études, elle décide de partir un an en CHINE. A sa descente d'avion, elle est interpellée par un jeune homme qu'elle ne connaît pas et qui lui propose une mission. Ce jeune garçon, Tomas, lui-même bénévole dans une ONG, lui demande d'enquêter en sous-marin sur des disparitions d'enfants qui sévissent depuis très longtemps dans un petit village reculé. Connaissant son intérêt pour la cause enfantine, Thomas espère trouver en Lina une alliée qui saura percer le mystère de ces disparitions. Lina accepte et se rend sur place pour enquêter. Logée dans un temple bouddhiste, elle partage le quotidien des villageois tout en les espionnant et réalise rapidement que la politique de l'enfant unique est à l'origine de nombreux infanticides et autres drames familiaux. Sa présence dérange et questionne, elle subit des pressions. Lorsque les personnes qu'elle a interrogées au sujet des enfants disparus commencent à mourir de façon étrange, la situation devient délicate mais Lina, très impliquée, décide de poursuivre son enquête malgré les risques et le danger...
J'ai lu le roman de Julie EWA d'une traite, voulant absolument connaître le dénouement de cette intrigue aussi passionnante que bouleversante. Cette jeune romancière fait déjà preuve d'une grande maîtrise et j'ai été impressionnée de bout en bout... Surtout qu'elle écrit des chapitres courts avec des retours dans le temps mais le lecteur n'est jamais perdu, il reçoit les informations au compte- gouttes et cela décuple son intérêt.
Les deux protagonistes du roman sont deux jeunes humanitaires audacieux et dévoués à leur cause. Ces deux enquêteurs occidentaux permettent à l'auteur de proposer un angle d'approche un peu naïf et un regard presque vierge pour aborder le terrible sujet des infanticides en CHINE, du trafic d'enfants et faire découvrir au lecteur la société chinoise, ses coutumes et ses travers. J'ai aimé le duo que forment Lina, la jusqu'au-boutiste et Thomas qui ne se départit jamais de son humour même dans les situations les plus tragiques. Avoir deux jeunes gens, plutôt bien dans leurs baskets, audacieux et généreux qui enquêtent, cela change des flics aux penchants alcooliques et à la vie ravagée qui jouent généralement les premiers rôles des polars.
Enfin, j'avoue avoir un intérêt tout à fait personnel à lire ce roman qui parle de la politique de l'enfant unique en CHINE. Je suis maman adoptive d'une petite princesse de CHINE depuis bientôt onze ans et me confronter à la dure réalité de ses origines a été pour moi déchirant et éclairant. Julie EWA a réussi le tour de force de m'émouvoir tout en me racontant une histoire digne des meilleures plumes des auteurs de polars français.
Elle connaît parfaitement son sujet, elle s'est particulièrement documentée, cela transparaît tout au long du récit. Par le biais de son intrigue, elle dénonce cette politique inique de l'enfant unique et explique la maltraitance familiale à laquelle les femmes sont soumises sous couvert de traditions ancestrales.
Julie EWA est assurément un jeune auteur qu'il va falloir suivre et qui va compter. Du fait de sa jeunesse, je suis admirative et attend avec impatience son prochain opus. Vraiment.
Julie Ewa nous offre avec LES PETITES FILLES un polar maîtrisé et intelligent qui m'a passionnée et dont la lecture m'a marquée .
MYMY
A Mou di, minuscule village chinois, des petites filles disparaissent. A peine sorties du ventre de leur mère, encore nourrisson ou âgées de 3, 4, 6 ou 9 ans, elles s'effacent avant même que d'avoir existé. La politique de l'enfant unique et le poids des traditions qui veulent que seuls les garçons soient dignes d'être accueillis et élevés pèsent d'une façon accablante sur le sort des filles et des mères. C'est ainsi qu'en 1991 Sun Tang s'enfonce dans les méandres d'une quête désespérée pour retrouver Chi-Ni sa fille... et disparaît à son tour. Plus de vingt ans plus tard, Lina, jeune française venue perfectionner son chinois à l'université de Canton, est chargée par une énigmatique association humanitaire de retrouver la trace de Sun Tang et de Chi-Ni. Ce qu'elle découvre du sort réservé aux petites filles chinoises l'horrifie et la conforte dans sa volonté d'éclaircir ces disparitions.
C'est à un véritable voyage au bout de l'enfer de naître femme en Chine que nous convie Julie Ewa dans ce roman au suspense haletant. L'horreur se dévoile dans un crescendo insoutenable jusqu'à la scène finale qui hante encore mes cauchemars. L'atmosphère angoissante du village où réside Lina est parfaitement rendue par l'alternance des récits et par le contraste frappant entre la beauté sereine des paysages et les menaces oppressantes qui semblent occulter toute luminosité. L'écriture aux images précises rend palpable ce sentiment de peur qui laisse au lecteur la sensation que le pire va arriver.
Un roman qui rend magistralement compte d'une réalité atroce, hélas toujours actuelle en de nombreux endroits du monde.
Aux confins de la Chine où tout semble sous contrôle,où la politique de l'enfant unique est en réalité une dictature implacable et drastique ,on rencontre Lina ,jeune française tout juste débarquée de son Strasbourg natal pour une découverte in situ ,à même le cœur du pays ,de cet état des lieux .
Naître fille n'est pas permis et en avoir une encore moins !
(C'est à se demander qui est à l'origine de la naissance des garçons ?!)
Les phrases sont "chocs",le style incroyablement mature et l'enquête présente sur le passé nous "thrille" en continu pour une conclusion ....sans concession. !!
On est dans le "social thriller" ou "l'ethno polar " (un genre que j'affectionne particulièrement ) où la réalité dépasse la fiction.....pour nous piquer au vif !!
Selon Jacques Dutronc ..il y avait 700 millions de chinois ....mais aujourd'hui il y a Julie EWA EWA EWA !!!
Impressionnant, je savais qu' en Chine la condition des femmes est assez précaire et que la politique de l' enfant unique leur a été fatale mais je n' aurais jamais imaginé ce qui est relaté ici (même romancé) .
C'est bien écrit et l' auteur a l'art de susciter le suspens et de nous entraîner toujours plus loin au milieu de paysans chinois, de flics pourris, d' humanitaires désabusés et de héros qui s'ignorent. Hélas tout n' est pas toujours bien qui finit bien .
Il y a beaucoup de belles choses dans le thriller de Julie Ewa : un travail de documentation certain, car le roman, construit en chapitres qui se font écho (il question d'une part d'une jeune femme enceinte, Sun Tang, à la recherche de sa petite fille disparue dans les années 90, et d'autre part, de Lina, jeune étudiante européenne qui vient en Chine et enquête sur la disparition de Sun Tang), met en relief les conditions de vie en Chine dans les années 90 en particulier, et les effets désastreux de la politique de l'enfant unique.
Cependant, par moment, le thriller prend le pas sur l'histoire, la volonté de créer un suspense se fait trop sentir, et il y a tout de même une vision un peu "occidentalisée" et "bien-pensante" portée sur la Chine, qui pourra peut-être déranger certains lecteurs.
"Les petites filles" reste néanmoins à mon sens un premier roman très réussi.
Ma chronique complète est ici : http://viederomanthe.blogspot.fr/2016/06/les-petites-filles-julie-ewa.html
Les petites filles Julie Ewa
Ce roman policier traite de disparitions inexpliquées de petites filles en Chine.
J’étais emballée par ce sujet très intéressant, assez original pour un roman policier. L’originalité du roman repose également sur son traitement que j’ai apprécié: deux enquêtes à vingt-cinq ans de distance, en chapitres alternés. Celle menée en 1991 par Sun Tang, la mère de Chi Ni qui disparaît brutalement et celle menée de nos jours par Lina, une bénévole humanitaire. ll y a d’ailleurs plus de force dans les parties se déroulant dans le passé que dans celles du présent.
Au fil des chapitres courts et rythmés, les enquêtes progressent, se rejoignent et l’intrigue est assez bien menée et maintient le lecteur en haleine.
J’imaginais la vie en huis-clos du village et de tous ses habitants, celle du temple, la vie quotidienne en Chine. Mais je suis restée un peu sur ma faim. j’aurais aimé que ces aspects soient plus développés.
J’ai été également un peu déçue par le style un peu trop banal, les personnages intéressants à la base mais trop peu fouillés. J’ai trouvé que l’héroïne, trop caricaturale, enchaîne les lieux communs, par exemple. C’est dommage, parce qu’ on ne peut qu’être d’accord bien sûr, avec ses positions concernant l’exploitation et le travail des enfants, ou sur la place des filles en Chine. Mais malheureusement, tout est un peu trop convenu. Tout cela manque un peu de finesse et de subtilité. Peut-être est-ce dû au jeune âge de l’auteur ?
Malgré tout, ce polar a tout de même des qualités, l’originalité du sujet, son rythme et se lit avec plaisir.
Il a également le mérite d’évoquer la misérable condition des femmes en Chine et surtout celle des «petites filles», qui ne s’est que peu améliorée. Et celui aussi de dénoncer la catastrophique politique de l’enfant unique qui a fait rejeter d’innombrables filles, les livrant à de funestes destins, mort affreuse ou trafics pires encore. Dénoncer encore le poids terribles des traditions, qui font qu’une femme ne vaut que par les fils qu’elle donne à la famille, our par ce qu’elle peut rapporter. Fléau qui persiste d’ailleurs dans beaucoup d’autres endroits du monde, et pas uniquement en Chine.
Ce n’est pas un bébé, juste une fille …
1991 : Dans la petite ville de Moudi, Sun, enceinte de 8 mois ½ a disparu. Avait-t-elle pris la fuite ?
2013 : Au même endroit, 22 ans plus tard l’arrivée de Lina fait resurgir une vieille histoire, un secret abominable
De nos jours, Lina, jeune femme, sans famille, qu’aucun rêve n’exalte en France, décide de partir étudier en Chine. Elle a besoin de se consacrer aux autres. Dès son arrivée à l’aéroport de Ganghzou elle rencontre Thomas, membre d’une ONG. Cette ONG lutte pour la défense des droits de l’enfant et la prévoyance de la maltraitance. Un appel anonyme à propos de disparitions d’enfants l’inquiète et Thomas a besoin de l’aide de Lina pour enquêter. Un secret abominable est sur le point d’être révélé et Lina chargée de percé le mystère des disparations va être exposée à de nombreux dangers. L’aventure est périlleuse, et bien qu’en Chine la mesure et la retenue sont les maîtres mots, les investigations de Lina l’emmènent à plonger dans des situations terrifiantes. L’accueil hostile des villageois ne vont pas l’aider. Arrivera-t-elle à leur faire mettre leur orgueil de côté et les faire parler ?
Dès le prologue, l’auteur met le lecteur en condition avec la description des conditions des femmes en Chine au début des années 90 : mariages arrangés, femmes soumises qui doivent honorer ainsi que servir leurs maris, les satisfaire en leur donnant un fils, à tout prix … Les infanticides à la naissance sont malheureusement courants. Les femmes ne décident de rien, elles obéissent ! Naître femme est une malédiction. Comment échapper à une société qui, depuis des millénaires, érigeait l’homme en maître. Travailler, transpirer, souffrir, la vie est dure et pour vivre bien, il faut s’enrichir. La mafia l’a bien compris et sous le regard conciliant de la police corrompue, les mafieux torturent, tuent, kidnappent. De nos jours certaines régions de Chine sont toujours conditionnées par les coutumes ancestrales et par la politique de l’enfant unique.
Roman dramatique qui est concis, direct, vif, clair net et précis. Beaucoup de superlatifs non exagérés. Bref un roman envoûtant et poignant. Une pure merveille d’écriture et de lecture.
Le récit alterne le temps présent et le passé, malaise dans le village de Mou di, et Lina cette jeune française mène l’enquête sur la vie pleine de souffrances de Sun Tang en 1991. Menant l’enquête en 2013, Lina a peur… Pourquoi ceux à qui elle parle dans ce petit village meurent-ils les uns après les autres dans des circonstances bien mystérieuses ? Les moines qui l’accueillent sont-ils au-dessus de tous soupçons ? La police chargée d’enquêter sur ses disparitions d’enfants est-elle irréprochable ?
Un style est fluide j’aime, l’écriture est maîtrisée, ce qui m’a plu tout de suite, nous sommes plongés dans le vif du sujet, une immersion totale au coeur d'une Chine souvent méconnue par le simple touriste et bien loin des clichés traditionnels : autant de qualités qui font de cet ouvrage un excellent page-turner. Lectrice happée dès le début, captivée par le récit d’un sujet intéressant et je me sens tellement impuissante devant le calvaire de ces jeunes femmes.
Julie Ewa écrit merveilleusement bien ! un style simple et un thriller astucieusement est bien construit. L’alternance de chapitres brefs mêle judicieusement l’histoire respective de deux jeunes femmes. Je recommande sans hésitation ce roman bien documenté d’une chine rurale avec une terrible politique de l'enfant unique, abandons ou meurtres des bébés, trafics d'adoptions clandestines, prostitution, ablations forcées d'organes. Un premier roman réussi, j’en attends un second tout aussi captivant ! JE SUIS FAN. Bravo JULIE, avec mon bon souvenir d’une rencontre aux Quais du polar à Lyon.
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