Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Il m'a été très difficile de lire et d'apprécier Forrest Gump avec incrusté en filigrane dans ma mémoire, le personnage du film éponyme Tom Hanks. Découvrir l’œuvre après le film, n'est pas une bonne idée ici, car même s’il y a beaucoup de points semblables, il n'en reste pas moins que l’œuvre est foncièrement différente et de mon humble point de vue pas en mieux. Ce que je veux dire c'est que le personnage principal est loin d'être aussi charismatique que l'acteur qui joue ce rôle.
Alors je pense qu'il ne faut tout simplement pas les comparer, il faut arriver à les voir si possible, comme deux œuvres distinctes. Suivre cet innocent de Forest dans toutes ses mésaventures et il y en a tellement est assez déstabilisant. Il y a tant de situations invraisemblables, de rebondissements que l'on reste constamment sur le qui vive de ce qui va bien pouvoir lui tomber sur la tête. J'ai apprécié les nombreuses touches d'humour et les retournements de situation qui s’enchaînent. Mais ils sont si nombreux qu'on frise souvent la surenchère. Forest malgré tout arrive à tirer son épingle de ce jeu d'adulte. A ses côtés, on redécouvre les valeurs de l'amitié et de l'amour vu à travers son regard de grand enfant et c'est à la fois attendrissant tout autant que cruel. Les personnages de Bubba, Dan et Jenny, celui de sa mère et d'autres encore, lui apportent beaucoup, c'est auprès d'eux qu'il forge son caractère et sa façon d'être unique. La narration est entièrement portée par Forrest, on est avec lui à chaque instant dans ses pensées, dans son cœur. Alors je me suis laissée prendre par le rythme tranquille de Forrest pour qui la vie se charge de le mener de surprise en surprise et le lecteur avec lui. Dans sa version Totem, Gallmeister nous annonce une nouvelle traduction et il est vrai que le texte est d'une belle fluidité. Bonne lecture.
http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2022/07/01/39507898.html
Comme le dit Forrest Gump : « je suis idiot, je ne suis pas con ! … »
Forrest n’est pas un débile profond (il s’en défend !) il est juste un peu « lent » … Et ce n’est pas facile à vivre tous les jours, qu’on soit enfant ou adulte ! Il rencontrera – bien sûr – des difficultés à étudier. Mais apprendra toutefois à lire et se révèlera être plutôt doué pour l’arithmétique. Beaucoup moins pour le football (dont il ne comprendra jamais aucune des règles …) alors que son talent de coureur « hors pair » lui permettra finalement d’accéder à une équipe de prestige, dans une Université (où il n’étudiera strictement rien d’autre …) Forrest Gump aimerait tant que son amie d’école (Jenny) lui rende en retour l’amour qu’il lui a toujours porté, en dépit de ses maudites déficiences ! … Et surtout, surtout, il ferait n’importe quoi, pour ne plus voir sa mère adorée pleurer sans cesse – d’angoisse et de désespoir – à chacune de ses bourdes … (« Tu dois faire très attention Forrest, sinon ils vont t’enfermer ! »)
Jenny, Curtis et Bubba auront une importance absolument fondamentale, dans la vie de notre formidable narrateur (les faits se déroulent entre les années 50 et les années 80) pour qui la fidélité – en amour et en amitié – n’a pas de prix !
Un récit tellement tendre et cruel à la fois, une écriture « vraie » (on est carrément dans la tête de Forrest Gump !) Tout cela ne pouvait qu’inspirer favorablement Robert Zemeckis et le fabuleux Tom Hanks … (Quand bien même le héros de l’écrivain a nettement moins couru dans le livre original que dans le film ! …) On est d’ailleurs fort surpris que ce petit chef-d’oeuvre littéraire n’ait pas rencontré à sa sortie – en 1986 – le légitime succès qu’il méritait … Et qu’il a enfin reçu « par procuration » grâce à l’adaptation cinématographique, en 1994 …
Cerise sur le gâteau, je viens tout juste d’apprendre que Winston Groom (décédé le 17 septembre 2020) avait écrit la suite des aventures de notre remarquable ami, en 1995 : « Forrest & Cie » (que j’ai bien l’intention de me procurer dès que possible !) Vous l’aurez compris : une lecture coup de coeur pour moi !
Pour tous ceux de ma génération, ne me demandez pas laquelle, Forrest Gump est avant tout le film réalisé par Robert Zemeckis et magistralement interprété par Tom Hanks et la magnifique Robin Wright dans le rôle de Jenny.
Ce n’est que bien plus tard, que j’ai découverts que Forrest Gump avant d’être un film était un livre de Winston Groom, je vous propose d’ailleurs de découvrir ma chronique de ces livres qui ont fait des chefs d’œuvre du cinéma.
Et c’est encore bien plus tard que j’ai découvert (il y a quelques semaines) que Forrest Gump avait une suite, Gump et Cie, suite écrite en 1995, mais publié pour la première fois en France en 2017 au Cherche Midi.
Cette suite se situe quelque dix ans plus tard, dans les années 80, Forrest a vieilli et Petit Forrest, le fils qu’il a eu avec Jenny, à bien grandi.
Je ne vais pas vous mentir et vous dirais que l’auteur en écrivant ce nouvel opus, voulait certainement surfer sur le succès Oscarisé de Forrest Gump et cela se ressent quelque peu.
On s’attend à retrouver des phrases culte tel que : « la vie, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi, on va tomber. » Ou bien encore, « N'est stupide que la stupidité. » , mais c’est à ce moment que l’on découvre que ces phrases inoubliables ne sont pas extraites du livre, mais inventer de toute pièce pour le film. Et en parlant du film, l’auteur y fait régulièrement référence de manière direct et plus qu’explicite dans le roman, et Gump d’expliquer que sa vie a fait l’objet d’un film.
On s’attend également à retrouver l’imbécile heureux de Forrest Gump qui devient un héros bien malgré lui, mais on retrouve un Forrest qui fait gaffe sur gaffe pour finir en prison.
Malgré une légère déception, la magie a opéré, j’ai aimé retrouver ce bon vieux Forrest. Avec lui, j’ai également pu retrouver le lieutenant Dan, qui connaîtra une fin tragique, mais je ne vous en dis pas plus et la belle Jenny qui aura, elle un rôle un peu particulier dans ce nouvel opus, plus proche de l’ange gardien que de l’amie d’enfance.
Un des points forts de ce roman est le rôle clé du fils de Forrest et Jenny, le bien nommé « Petit Forrest », bien plus intelligent et ingénieux que son père.
Les nouvelles aventures de Forrest sont totalement ubuesques pour ne pas dire improbables. Bien que je ne me rappelle pas forcément du premier opus, j’ai l’impression que ces aventures semblaient plus probables et bien plus ancrées dans la réalité bien que toujours totalement ubuesques. Je relirai donc le premier tome afin de pouvoir vous en dire un peu plus.
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Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...