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Peu de surprises dans ce deuxième tome du nouvel arc narratif de L’épée de vérité. Cependant, les personnages que le lecteur a aimé (ou détesté) retrouver, restes fidèles à eux-mêmes. La Déesse d’Or et son armée d’Hurleurs augmentent l’intensité de leurs attaques et le Sourcier renoue avec ce pourquoi il est désigné : la guerre. Si l’attitude de Richard, à de nombreux égards dans ce tome, m’a semblé peu fine voir « balourde » dans son aveuglement à ne pas pouvoir deviner le « secret » de Kahlan cette dernière, tout au contraire, me parait plus intéressante que jamais.
À mon sens, c’est bien la Mère Inquisitrice, confrontée à toutes les problématiques induites par sa grossesse, qui fait tout l’intérêt de ce tome ainsi que les relations de sororité qui s’y trouvent liées. J’espère que la suite saura nous surprendre en allant, peut-être, vers des sentiers encore non explorés par l’auteur jusque-là.
C’est très plaisant de retrouver Kahlan, Richard et leurs proches pour de nouvelles aventures. Après la fin d’un premier cycle ponctuait de guerres, la paix pouvait enfin être promise… Sauf que de nouveaux ennemis viennent bouleverser le quotidien du couple, désormais mythique, qui règne sur d’Hara. L’auteur renoue avec des ficelles, désormais habituelles, de ses intrigues avec l’apparition de nouveaux personnages féminins emblématiques : la magicienne-guérisseuse Shale et la mystérieuse et non moins inquiétante Déesse d’Or. Cependant, même si des similitudes évidentes se retrouvent par rapport au cycle initial, se ressentent déjà des enjeux différents pour ce nouveau conflit.
Attention, aussi, à la frustration et c’est là ma principale déception. Ce tome est nettement plus court que ceux auxquels a pu nous habituer l’auteur jusque-là. Malgré tout, tous les mécanismes d’une nouvelle intrigue passionnante semblent en place ici. J’ai hâte de découvrir comment ils vont pouvoir s’enclencher…
Quel plaisir de retrouver Zedd et l’univers des Contrés du milieu après avoir parcouru les quinze tomes du cycle de l’Épée de vérité et en attendant de découvrir, avec impatience, celui des Enfants de d’Hara !
À savoir, cependant, qu’il ne s’agit pas ici d’un roman complet mais plutôt d’une nouvelle qui fait office de préquelle. Terry Goodking nous ramène au moment de la naissance de la Frontière dont l’édification va peser sur les épaules d’un tout jeune Premier Sorcier : le Filou, Vent de la Mort et futur grand-père de Richard Rahl : Zeddicus Zu’l Zorander.
J’ai aimé l’importance croissante que prend Anny, un personnage très stéréotypé durant les premières pages mais qui gagne en profondeur en même temps qu’en maturité en prenant conscience de son pouvoir de décision et de ses capacités à gagner une forme de liberté. Ainsi, les thèmes chers à l’auteur sont, à nouveau, sur le devant de la scène.
Malgré tout, le format de la nouvelle nous laisse sur notre fin et ne ménage que peu de surprises à l’intrigue. Il reste, cependant, agréable de rencontrer des personnages souvent évoqués dans le reste de la saga, notamment une autre Inquisitrice que Kahlan et surtout : la future mère de Richard. Mention spéciale également pour l’édition de Bragelonne augmentée des dessins, au demeurant splendides, réalisés par Keith Parkinson.
Dans ce qui était censé être le dernier tome de la saga originelle, Richard doit clore le combat ultime celui de la Mort, représentée par l’Empereur Sulachan et son sbire : Hannis Arc contre le camps de la Vie : celui du Sourcier.
Si l’histoire reste bien évidemment prenante, et qu’il est difficile de demeurer indifférent aux destinées de personnages dont, pour la plupart, le lecteur a appris à s’attacher depuis le début de la saga, je reste cependant, sans mauvais jeu de mot, sur ma faim. J’ai le sentiment de retrouver des mécaniques déjà bien usées dans la saga, comme celle de l’éternelle guerre et de l’héroïsme - trop extraordinaire ? - de Richard. Pour autant, j’aime sans nécessairement les partager, les réflexions que l’auteur impulse au travers des leçons du Sourcier. Ici, il me semble qu’il touche au cœur de la beauté de la vie : la liberté, de choisir notamment.
Même si la fin, par son côté convenu et peu surprenant, m’a déçue, je suis tout de même heureuse de savoir que je n’en ai pas encore tout à fait terminé avec les personnages de cet univers auquel je demeure fortement attachée. C’est donc avec plaisir que j’espère pouvoir découvrir, rapidement, un nouveau cycle, celui qui suit directement L’Épée de vérité : Les enfants de d’Hara.
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