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Gabino Iglesias

Gabino Iglesias
Originaire de Porto Rico, Gabino Iglesias vit à Austin, Texas. Professeur, journaliste pour LitReactor et rédacteur en chef des critiques littéraires pour le magazine Pank, il publie un premier roman en 2012, Gutmouth, avant de se lancer dans le roman noir. Jerry Stahl l'a surnommé « le Pala... Voir plus
Originaire de Porto Rico, Gabino Iglesias vit à Austin, Texas. Professeur, journaliste pour LitReactor et rédacteur en chef des critiques littéraires pour le magazine Pank, il publie un premier roman en 2012, Gutmouth, avant de se lancer dans le roman noir. Jerry Stahl l'a surnommé « le Palahniuk du barrio », et Gabino Iglesias est reconnu comme l'un des spécialistes les plus pointus du roman noir. Santa Muerte est son premier roman publié en France. Depuis, sont parus Les lamentations du Coyote et Le Diable sur mon épaule.

Avis sur cet auteur (19)

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    Couverture du livre « Santa muerte » de Gabino Iglesias aux éditions Sonatine

    Madame Tapioca sur Santa muerte de Gabino Iglesias

    « Originaire de Porto Rico, Gabino Iglesias vit à Austin. Il est culturiste et dort quatre heures par nuit.»
    Si ton cerveau fonctionne de façon classique, rien qu'avec cette courte bio, tu te fais déjà une idée de l'esprit du livre que tu tiens entre tes mains, tu imagines bien que ça va...
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    « Originaire de Porto Rico, Gabino Iglesias vit à Austin. Il est culturiste et dort quatre heures par nuit.»
    Si ton cerveau fonctionne de façon classique, rien qu'avec cette courte bio, tu te fais déjà une idée de l'esprit du livre que tu tiens entre tes mains, tu imagines bien que ça va pulser, que tu n'entre pas dans un truc qui ronronne, qu'il va falloir s'accrocher aux branches et que ça va aller vite, très vite ! Et waouh que c'est bon ! Tarantino est un enfant de coeur à côté de Gabino Iglesias.

    L'auteur place son histoire à Austin, Texas. Ce n'est pas l'Austin chic urbain mais l'Austin des gangs, des trafiquants de drogue et des latinos exilés. Fernando est passé des rues mexicaines aux rues d'Austin pour échapper à des représailles. Bien que sa vie ne soit pas simple, être un petit trafiquant de drogue à Austin est la panacée à côté des horreurs qu'il a vécu au sud de la frontière. Pourtant il est sur le point de réaliser que ce n'est peut-être pas vrai. Dès les premières pages, il est enlevé par les membres d'un gang qui veulent faire savoir à son patron qu'ils vont s'approprier une partie de son territoire. Et pour que le message passe bien, rien de mieux que de l'obliger à regarder la décapitation de son ami. Ce nouveau gang est d'un niveau de cruauté qui dépasse tout ce que Fernando a connu. Ils semblent même avoir des pouvoirs particuliers émanant de la magie noire.
    Avec l'aide d'une prêtresse de Santeria, d'un chien très humain, d'un tueur à gages russe et la protection de la Santa Muerte, Fernando tente de sauver sa peau et rumine sa vengeance.

    C'est une lecture rapide, intense, qui ne s'arrête jamais, pas le temps de reprendre son souffle.
    Un tourbillon complétement dingo avec des moments de violence sauvage, un soupçon de fantastique, un humour décapant et de très beaux passages sur l'exil.
    Bossez (ou révisez) vos neuvaines, faites brûler des cierges, et entrez dans le barrio noir - âme sensible s'abstenir.

    Traduit par Pierre Szczeciner


    PS : si vous l'avez lu, pouvez-vous-même dire ce qu'il y avait au fond de ce putain de seau ?

    Nota Bene : La Santa Muerte est surtout présentée comme la « sainte des désespérés », le dernier recours invoqué dans une situation extrême, à laquelle se dévouent « préventivement » des populations fragilisées. Sainte protectrice des narcotrafiquants, des voleurs à la tire, des marchands ambulants et des prisonniers, ange gardien des chauffeurs de taxi et des mères de famille, la Santa Muerte est la divinité d'un culte syncrétique dont la pratique est de plus en plus importante au sein de la société mexicaine et des communautés hispaniques immigrées aux États-Unis

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    Couverture du livre « Santa muerte » de Gabino Iglesias aux éditions Sonatine

    AsmoStark sur Santa muerte de Gabino Iglesias

    Austin, Texas. Fernando est un mexicain immigré clandestin qui travaille comme videur et dealer. Travailler comme dealer peut se révéler dangereux, la preuve il se fait enlever par les membres d'un gang au corps et visages couverts de tatouages. Arrivé à destination, il découvre Nestor, son ami,...
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    Austin, Texas. Fernando est un mexicain immigré clandestin qui travaille comme videur et dealer. Travailler comme dealer peut se révéler dangereux, la preuve il se fait enlever par les membres d'un gang au corps et visages couverts de tatouages. Arrivé à destination, il découvre Nestor, son ami, attaché à une chaise dans un piteux état. Indio le chef des tatoués veut faire passer un message à Guillermo, le chef de Fernando, il veut récupérer des territoires et Fernando doit se faire le messager sinon il finira comme Nestor. Pour bien appuyer son propos, Indio coupe quelques doigts de Nestor avant de le décapiter. Fernando est relâché, choqué par ce qu'il vient de voir et terrorisé par Indio qui semble habité par un démon. Malheureusement pour lui l'horreur n'est pas finie mais il va pouvoir trouver du réconfort auprès de Consuelo la mystique, et de l'aide auprès d'un vendeur de vélo, d'un tueur russe ou encore d'un assassin bling-bling.

    Que dire de ce livre si ce n'est que c'est un bulldozer! Dès la première ligne on est plongé dans l'action et la violence, encore quelques pages et on assiste à une séance de tortures suivie d'une décapitation, bref la mise dans le bain est un vrai plongeon. On fini aussi choqué que Nando pour qui on se prend de sympathie. Nando est un fervent croyant qui compte sur la protection de Santa Muerte pour l'aider et lui voue un culte sans bornes à coup de bougies, de prières et de tatouages. Le mysticisme, les dieux et les croyances mexicaines sont omniprésentes dans le livre et dans la réalité crue et violente de l'Austin non touristique, apportent des touches de fantastiques. Les chapitres sont très courts, l'écriture directe, l'histoire très dense, tout se passe en moins de 180 pages si bien que le roman se lit d'une traite.
    Un roman violent, mystique et fantastique qui se lit aussi vite que Nando s'enfile ses Oxy .

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    Couverture du livre « Santa muerte » de Gabino Iglesias aux éditions Sonatine

    Dominique Sudre sur Santa muerte de Gabino Iglesias

    Quand Fernando débarque à Austin, Texas, on se doute que les choses ne sont pas tout à fait claires et qu’il a connu des jours meilleurs sous le soleil. En effet, ce clandestin arrive tout droit du Mexique, là-bas il risque sa peau. Il faut dire que lorsque sa petite sœur lui a dit qu’elle était...
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    Quand Fernando débarque à Austin, Texas, on se doute que les choses ne sont pas tout à fait claires et qu’il a connu des jours meilleurs sous le soleil. En effet, ce clandestin arrive tout droit du Mexique, là-bas il risque sa peau. Il faut dire que lorsque sa petite sœur lui a dit qu’elle était harcelée par deux hommes, il n’a écouté que son cœur et sa force… mais dans certains milieux, on ne s’attaque pas à n’importe qui.

    Alors il se planque aux USA. Fernando est dealer, il travaille pour Guillermo, le chef du gang qui règne sur une partie de la ville. Mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Il se fait enlever par le gang adverse. Les hommes de la Salvatrucha sont féroces et n’hésitent pas à montrer à quel point en torturant devant ses yeux un comparse de Fernando. Et Indio, le plus féroce d’entre eux, est un véritable cauchemar ambulant. Fernando a la mission de prévenir Guillermo, celui-ci doit céder une partie de son territoire.

    La leçon est particulièrement sanglante, on ne compte plus les morts et Fernando va devoir jouer fin pour s’en sortir. Quitte à demander l’aide de la Santa Muerte, en s’appuyant sur les croyances et le mysticisme le plus incongru, ou même à plus méchant ou tordu que lui.

    Un étonnant road trip sanglant en pays mafieux, où le plus malin n’est pas le plus méchant, où l’on plaint vite ce pauvre clandestin plus faible que violent à priori. C’est sanglant donc, mais aussi décalé, le personnage de Fernando est à la fois atypique et perdu entre les deux cultures de ces deux pays, cultures auxquelles il doit adhérer pour être accepté et survivre.
    lire ma chronique complète sur le blog Domi C L irehttps://domiclire.wordpress.com/2020/02/21/santa-muerte-gabino-iglesias/

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