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Théa te hait

  • Une fois de plus, Sandrine Beau présente un roman aussi saisissant que ses autres livres telles que "La porte de la salle de bain", "Le jour où je suis mort", ainsi que d'autres comme "Un simple soupçon", qui traitent avec justesse des violences subies par les enfants, notamment les violences sexuelles.

    Cette autrice que j'affectionne particulièrement offre des récits poignants, essentiels et informatifs, accessibles aussi bien aux jeunes qu'aux adultes.

    C'est donc avec un vif intérêt que j'ai plongé dans son dernier ouvrage, un court roman jeunesse qui, à l'image de ces autres livres m'a profondément touchée et se révèle tout aussi prenant, dénonçant les abus sexuels, la maltraitance, les violences conjugales, ainsi que les situations de domination et d'emprise.

    En seulement 96 pages, l'autrice parvient avec sensibilité et réalisme à immerger le lecteur dans l'histoire de Théa, une jeune femme ayant enduré ces violences tout au long de sa jeunesse.

    À l'âge de 18 ans, elle parvient à s'échapper et tente de reconstruire sa vie, jusqu'au jour où elle croise son père, son bourreau, dans la rue… C'est alors qu'elle se rend compte qu'il ne reste qu'une seule solution pour empêcher qu'il ne fasse plus jamais de mal à quiconque.

    Cet ouvrage mérite d'être mis en lumière dans les CDI, les médiathèques, ainsi que dans les librairies, offrant ainsi à tous la possibilité de le découvrir. S'il peut aider ne serait-ce qu'un seul enfant, ce sera déjà une victoire !

    Je remercie Sandrine Beau pour son engagement sans faille dans la lutte contre toutes les formes de violences envers les enfants.

    La littérature se révèle ici comme un moyen puissant et essentiel pour sensibiliser et agir.

    A partir de 12 ans.
    https://www.instagram.com/claudia.passionlivres/

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  • Rien ne me rend plus admirative qu'une auteure qui arrive en une cinquantaine de pages à nous faire passer par toute une palette d'émotions. C'est ce que j'ai vécu en lisant Théa te hait. Ce court roman intense dont la quatrième de couverture nous résume parfaitement le contenu. Sandrine Beau réussi a aborder des thèmes aussi difficiles que l'inceste, le viol ou encore les violences familiales. C'est l'histoire de la jeune Théa qui a quitté le foyer familial en laissant derrière elle sa petite sœur et sa mère sous emprise. Il s'agissait pour elle de sauver sa peau et de fuir son père. Aussi quand elle apprend qu'il travaille auprès d'enfants, elle décide de passer à la vitesse supérieure car « aucun enfant ne devrait vivre ce qu'il lui a fait subir ». Le texte est lapidaire, les mots sont justes, tranchants ou blessants, ils sont la réalité de Théa. Un très beau texte qui nous offre un personnage féminin fort et déterminé. C'est bien écrit, pas un mot de trop. On ne sombre pas dans le pathos, au contraire ici la victime n'est pas brisée, elle possède en elle cette force incroyable qui lui permet de faire ce qui lui semble être juste pour elle. Une vraie battante, qui lutte au jour le jour pour construire sa vie, résiliente et indomptable. Une voix vibrante pour tous ces enfants, adolescents qui ont un jour dû vivre ces violences au sein même de leur famille. La parole se libère de plus en plus et les traumatismes engendrés peuvent enfin se dirent. Il n'en demeure pas moins que ce sujet reste glaçant car le nombre des victimes s'allonge toujours plus et leur prise en charge n'est malheureusement pas à la hauteur des besoins. Bonne lecture.



    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2023/09/22/40049973.html

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