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Numéro zéro

  • Le dernier Eco.... et encore un chef d'œuvre!
    Ce roman m'a totalemt happée. Il fustige la théorie du complot, critique l'union entre la presse et la politique... tellement d'actualité!

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  • Critique intéressante de la presse italienne, et plus généralement des liens entre presse et politique, qui peut faire réfléchir au delà de la sphère de ce pays. L'analyse de la théorie du complot interpelle également.
    En revanche, n'étant probablement pas suffisamment informée sur l'histoire politique italienne, j'avoue avoir été parfois perdue.
    Ce livre, court, me semblait pourtant une bonne entrée dans l'œuvre d'Umberto Eco, que je ne connaissais pas. Peut-être une erreur de choix de ma part... Si l'un d'entre vous a un conseil pour pénétrer dans l'univers de Monsieur Eco, je suis preneuse!

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  • Jouissif, jubilatoire, ce type d'adjectifs dans l'air du temps définissent plutôt bien le plaisir que l'on prend à lire ce roman qui, faute d'être lui dans l'air du temps, se nourrit du passé. Et quel passé puisqu'il s'agit de celui de l'Italie.
    Roman à pistes, paranoïaque, désespéré sous certains aspects, "Numero Zero" donne l'occasion au Maître Eco de rassembler une équipe de journalistes dans un bureau comme Agatha Christie rassemblait dans un salon ses personnages tous suspects mais présumés innocents.
    La théorie du complot s'installe très vite sans être prise au sérieux, pour mieux revenir comme une marée nécessaire à tout bon reporter. Mais Eco se complaît à ramener sur son rivage les affaires bien connues de l'histoire italienne, le mystère de la mort de Mussolini, la Banque Ambrosiano, l'Assassinat d'Aldo Moro, la Piazza Fontana...Et si toutes les rumeurs concernant ces drames étaient fausses? Et si elles étaient vraies ? Eco aborde l'exercice de manière très différente de Simonetta Greggio (La Dolce Vita, Les Nouveaux monstres) mais finalement les deux démarches se ressemblent, se complètent et nous sommes toujours subjugués devant autant de noirceur, même si dans "Numero Zero" l'humour et la dérision ne sont pas absents.

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  • Un nouvel opus d’Umberto Eco est toujours en soi un événement auquel je résiste rarement.

    Engagés par un commanditaire dont le seul objectif est de se faire accepter dans le milieu de la presse en menaçant ses concurrents par article de presse interposés, une bande de journalistes plus ou moins brillants tentent de composer des « numéro zéro » malgré un chef qui balaie du bras toutes les propositions. L’un d’entre eux élabore une théorie sur la Mussolini. Le Duce n’aurait pas été fusillé mais remplacé par un autre homme dont le cadavre défiguré a été enterré à sa place. Il ne dévoile sa théorie qu’à un de ses collègues car il se méfie, mais malgré ça, il est trouvé assassiné dans une ruelle sordide. Tout s’arrête alors et chacun reprend sa route.

    Entre théorie du complot et manipulation, Umberto Eco nous livre ici une critique à l’acide du journalisme et de la presse. Une phrase de ce roman résume plutôt bien le journalisme contemporain : « Il existe un joli mot allemand, Schadenfreude, la jouissance de l’infortune d’autrui. C’est ce sentiment qu’un journal doit respecter et alimenter. » Quoi de plus vrai à notre époque où une certaine presse se délecte d’informations à peine vérifiées et favorise la course au sensationnalisme, au détriment des articles de fond et de la vérification des sources.

    Le volet politique est intéressant, mais comme d’habitude avec cet auteur, le lecteur qui n’a pas de connaissances préalable est perdu. Il est vrai que j’ai plus de connaissances des Roses-Croix et de l’inquisition que de la politique contemporaine. Ce n’est pas l’aspect que j’ai préféré dans ce roman qui n’en reste pas moins un bon cru.

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