Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Le roman m'a tenu jusqu'au bout . Ce tueur aux délires imbibés des lectures de Lautréamont et des chants de Maldoror dans lequel il pense être l'incarnation du mal, est glaçant. On plonge dans les rues malfamées, crasseuses de le Paris de la fin du XIXe, on traine du côté des fortifs, des chiffonniers du XIIIe, on croise les bougnats, la lame des bandits de Belleville et de Ménilmontant, la faim qui pousse à la prostitution, la misère partout. Et puis , il y a Etienne, paysan qui a quitté sa campagne pour la ville lumière mais qui n'en connait que la boue, le froid et la sueur, rien n'est beau dans le Paris qu'il connait . Sa rage, c'est d'en découdre avec les bourgeois et la police de l'empereur qui a semé partout ses mouchards. Et puis , il y a ces personnages de femmes, garance et Sylvie, humaines, pleine d'amour et d'espoir. Les personnages sont complexes, et l'intrigue se noue autour de tous ces personnages (plus l'inspecteur Letamendia) que le tueur traque et terrorise.
Et malgré tout ça , tout ce bouillon qui nous plonge dans les entrailles de ce Paris ouvrier, je suis déçue . De la chute que je trouve expédiée. Certes pas de happy end à l'Américaine qui aurait trahi l'histoire mais cette fin qui tourne court , ne m'a pas satisfaite
Et aussi, je dois être nouille mais je n'ai pas compris le titre ;)
Un polar historique parfaitement rythmé qui monte en puissance au fil des pages.
1870, le Second Empire touche à sa fin, Etienne Marlot, provincial débarque à Paris avec ses meubles dans une charrette à bois. Il est témoin d'un meurtre dès son arrivée. La police compte sur lui, l'unique témoin, pour remonter sur la piste de l'assassin qui semble vouer une admiration passionnelle au comte De Lautréamont.
Comme dans « Dans l'ombre du brasier », l'auteur excelle à retenir le lecteur tant par l'intrigue que par l'atmosphère du Paris de l'époque. Au coeur de la misère de la classe ouvrière, des troubles sociaux et des bordels, le Corre a créé un tueur et un commissaire peu communs.
C'est ample, dense, addictif et passionnant.
Les poètes ont de tous temps inspiré des illuminés, envoûtés par leurs mots et la puissance de leurs pensées. Ainsi c’est un impitoyable assassin qu’inspire Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont, avec ses machiavéliques Chants de Maldoror.
Nous suivons sa trace dans le Paris de 1870 où le Second Empire vit ses derniers instants et où se fomentent les insurrections de la Commune avec la montée de l’Internationale Ouvrière Socialiste.
C’est à la lueur des becs de gaz, dans des rues sombres, sales et dangereuses que sévit ce tueur sordide, animé de pensées meurtrières et psalmodiant les poèmes de Lautréamont, un de cette « nouvelle race d’assassins sans mobile » que l’on appelle aujourd’hui les serials killers.
Avec ce roman social, historique et policier, l’auteur nous offre une histoire passionnante qui au delà du suspens haletant des errances maléfiques du tueur, nous faire découvrir le Paris du XIX e siècle, avec la rude vie des ouvriers et le calvaire des femmes tombées dans la prostitution.
Dans un style presque cinématographique, André LE CORRE nous entraîne dans une histoire haute en humanisme, digne de Zola et confirme son talent d’écrivain.
Un grand roman noir !
on premier Hervé le Corre et un énorme coup de coeur !
Quel souffle anime ce roman total qui embrasse tous les genres romanesques sans entrer dans aucune case !
- un polar : on suit la traque d'un tueur en série atypique qui commet d'atroces crimes en hommage à l'oeuvre de son ami, le poète Isidore Ducasse, Les Chants de Maldoror signés sous le nom du Comte de Lautréamont, dans laquelle il lit une prophétie des temps à venir. Cette idée assez géniale est parfaitement maitrisée, on retrouve même plusieurs fois Isidore Ducasse dans le roman, c'est même lui qui accélère la résolution de l'enquête.
- un roman noir : l'identité du sérial killer est rapidement dévoilé, pas de faux suspense, mais une plongée assez stupéfiante dans sa psycho délirante. Un peu comme si la créature avait échappé à son Frankenstein de créateur, belle métaphore de la puissance de la littérature.
- un roman historique : la toile de fond de ce roman est le Paris de 1870, à la veille de la chute du Second Empire de Napoléon III, dans une ambiance fin de règne où tout se délite et où tous les espoirs sont également possibles. On découvre un autre Paris, celui des faubourgs ouvriers, des bas-fonds. L'inspecteur Letamendia a du mal à supporter les priorités de sa hiérarchie obnubilée par la répression des émeutes ouvrières. Sur la fin du roman, on glisse vers la guerre contre les Prussiens et vers la naissance de la Commune.
- un roman social : la classe ouvrière est magnifiquement décrite, exploitée, réprimée, vivant dans la misère mais solidaire, avec de superbes personnages, d'Etienne l'ouvrier républicain plein de révolte à Sylvie, digne prostituée dans un bordel fréquenté par le tueur. Y a du Zola dans l'évocation de ces prolos, y a du Hugo dans la description des émeutes organisées par les syndicats et l'Internationale ouvrière.
Le tout porté par une superbe écriture à la fois travaillé et gouailleuse.
Dense, passionnant, très impressionnant !
Hervé Le Corre est un auteur à lire de toute urgence. Depuis Pierre Lemaître et son "au revoir là-haut", on sait que les écrivains de polars peuvent avoir une plume magnifique. C'est aussi le cas d'Hervé Le Corre. Non seulement son roman est écrit dans une langue superbe mais il a aussi réussi la prouesse de respecter le vocabulaire et les expressions de l'époque qu'il a choisie pour cette histoire: la fin du dix-neuvième siècle. Ses descriptions du peuple de Paris sont à couper le souffle.
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Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...