Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Je n'ai pas encore lu le livre et je vais l'ajouter à mes projets de lecture tant l'auteur est attachant et le roman de Camus semble-t-il très réussi.
Oui, je me base sur l'interview de Karine Papillaud et cette interview est drôle et un peu désopilante. Une voix très posée et quelqu'un qui semble incertain, insouciant de l'avenir. Peut-être écrit-il très bien et je n'en sais pas davantage.
Il est amusant car son prochain projet est d'avoir un enfant. C'est vrai que c'est un bouleversement. Il est modeste et timide, un peu déroutant. Ses yeux sont emprunts de bonté et parfois de tristesse.
Cet auteur est à lire.
Alors ne voulant pas rester sur ma fin, je cherche un résumé, un avis, une critique et je trouve Laure, inscrite sur un site marchand, passionnée par ce roman qui met en scène Camus lui-même dans sa vie et ses amours et ses écrits et parle aussi de l'Algérie.
Et forcément cela donne envie de lire pour ceux qui ont déjà lu l'étranger, la peste et bien d'autres encore comme "le mythe se Sisyphe" repris par Gad El Maleh dans l'un de ses sketchs ou encore pour ceux qui cherchent le souvenir de leurs racines.
On entend en arrière de la caméra, Karine parler du salon d'Alger. Le Salon International du Livre d’Alger (SILA) verra en effet sa 18e édition se tenir du 31 octobre au 9 novembre prochains au Palais des expositions au lieu du mois de septembre habituellement.
La dernière édition du SILA a réuni 700 éditeurs pour 43 pays. Je trouve cela formidable.
Amitiés
JM
PS: merci à Karine pour ce beau sujet...
« Avez-vous lu Camus ? »
A cette question, beaucoup répondent « oui, il y a quelques temps déjà », car qui n'a jamais entendu parler du grand auteur de La Peste ou L’Étranger,entre autre ? Mais la question demeure « Avez-vous lu Camus comme Salim Bachi ? » …
1949 : Albert Camus n'a pas alors quarante ans, et il embarque en direction du Brésil. Déjà notoirement célèbre, l'auteur est également philosophe, journaliste … Il fuit l'Algérie où un combat historique déchire les peuples et les nations. Dans une cabine étroite du bateau, le manuscrit des Justes prend vie au même rythme que Camus sent la mort et la maladie affleurer son corps et son esprit …
Il se souvient alors de sa jeunesse algéroise, des parties de football avec les copains, des heures à nager avec agilité, des filles de la Casbah … Mais alors que le garçon est à la fleur de l'âge, qu'il est charmant, robuste et passionné, la maladie s'empare de lui. La tuberculose se referme comme un étau sur les poumons du jeune homme âgé de 17 ans alors.
Au cours de cette traversée, Camus fait des rencontres et revient, inquiété, sur son passé, sa jeunesse ardente et par la même occasion sur l'histoire de l'Algérie dans tout ce qu'elle a de plus complexe et révoltant.
Salim Bachi devient Camus. Ou bien est-ce Camus qui devient Salim Bachi ? Nous pourrions nous poser la question après la lecture d'une œuvre où l'esprit du grandiose Albert Camus renaît si justement.
Dans un récit à la première personne, Bachi nous propose un portrait intime du jeune Camus, que nous redécouvrons dans de nouvelles dimensions. Au cours de cette immersion complète et réussie, nous suivons la jeunesse de l'Auteur qui grandit à Belcourt, entouré d'une grand-mère tyrannique et d'une mère muette, absente au monde ; du garçon qui s'affirme entre son oncle et sa tante et nous livre son amour pour l'Algérie, pour sa terre et son eau … Un témoignage érudit où nous croisons le professeur Jean Grenier, ou encore la belle Simone à laquelle succèdent bien d'autres femmes après l'adolescence, Pascal Pia et bien d'autres encore. A travers ce roman, nous approchons l'intime Camus, nous découvrons les méandres de sa vie, de ses premiers engagement politiques et littéraires.
La tuberculose et l'image de la mort règnent sur la vie autant qu'elles la définissent et lui donnent sens, et c'est de là que naît chez Camus cette soif de liberté, d'amour et de sensualité. Dans un style époustouflant de justesse et de vérité, Salim Bachi nous offre un Camus tragique à l'âme tortueuse, errant dans la misère et dans la peur parfois, mais toujours noble et incroyablement beau, vrai. Une documentation plus que maîtrisée qui mêle faits incontestables et interprétations plus personnelles, pour un roman détonant.
Le style poétique, empreint de délicatesse, convient parfaitement au tragique de ce personnage, à sa mélancolie grandissante … Nous suivons ses amitiés, sa formation philosophique et sa raison, puis son parcours d'auteur engagé. Un roman d'une justesse saisissante, grâce auquel on ne distingue plus ni le temps ni l'ailleurs tant il nous plonge au cœur de l'existence même. Un Camus merveilleux, fier et pourtant hanté par les doutes, sensible et intelligent, humain en somme. Salim Bachi offre à la postérité une œuvre qui marquera le centenaire d'Albert Camus à qui il rend une vitalité émouvante, tout en proposant au lecteur un voyage fabuleux où Camus qui nous devient familier … Un livre marquant, comme beaucoup d'autres auparavant de la part de cet auteur qui signe une fois de plus une empreinte remarquable, un travail entre recherche et création, respect de l'histoire et interprétation. Un livre dont on devrait entendre parler encore longtemps comme un ouvrage de référence sur le magnifique Camus …
« Avez-vous lu le Camus de Bachi ? »
C'est toute une histoire …
Le dernier été d’un jeune homme
Salim Bachi
1949, Albert Camus embarque sur un bateau, direction le Brésil. La longue traversée lui donne le temps de la réflexion et l’occasion de se souvenir de son enfance difficile à Alger, de sa jeunesse et de ses débuts d’auteur, d’homme engagé aussi. La tuberculose dont il est atteint change sa vision du monde, sans pourtant altérer son appétit insatiable pour les femmes.
Bachi nous livre ici un portrait de Camus bien moins austère et bien plus vivant qu’une biographie. En se basant sur des faits réels et l’œuvre de l’écrivain, il met sa liberté d’auteur au service d’une vie et d’une production hors du commun et jette un éclairage nouveau sur une œuvre lue et étudiée jusqu’à plus soif. Truffé de références à Camus et ses écrits, à commencer par l’omniprésence du soleil, ce roman apporte un éclairage personnel sur la genèse de l’œuvre de l’auteur.
S’il y a bien un écrivain que j’exècre, c’est Albert Camus. Incapable de jamais achever l’Étranger, il m’a même valu l’une des pires déceptions culturelles de ma vie. En effet, le jour où, enfin !, j’eus l’occasion de voir le grand, le très grand Francis Huster au théâtre dans une pièce de Camus, quelle ne fut pas ma déception de m’endormir en plein spectacle, gagnée par un ennui mortel… Et pourtant, par son roman, Bachi a su éveiller ma curiosité et mon intérêt pour Camus et sa vie, ce qui en soi, relève du tour de force !
C’est le premier roman de Salim Bachi que je lis et ça n’est sûrement pas le dernier. Je suis impressionnée par la qualité de cette écriture.
Que dire, sinon de ce « Dernier été d’un jeune homme » ?
« Je suis un homme heureux et il vaut mieux cacher cet état qui n’est jamais bien vu dans le milieu des gens de lettres, cette jungle dont les fauves sont miteux »
Ce n’est pas une autobiographie mais ça y ressemble fort ; ça n’est pas un roman dédié à une cause politique mais la défense des droits démocratiques y est présente tout au long des pages, ça n’est pas non plus le roman d’un Don Juan, mais apparemment Camus avait quand même un succès fou. Car, oui, Salim Bachi écrit comme s’il avait incarné Albert Camus. Sa page remerciements replace les 20 chapitres de ce roman dans son contexte : une rétrospective de la vie de Camus , de sa naissance dans une famille pauvre d’une pauvre région d’Algérie, jusqu’à ses succès d’écrivain, en passant par ses succès féminins, jusqu’à cet été qui devait être le dernier à cause de cette vilaine tuberculose contractée trop jeune, par obéissance à une aïeule tyrannique qui maniait le nerf de bœuf avec dextérité.
Et, qualité non négligeable : un style d’une élégance rare, ce n’est pas de la poésie, mais c’est de la très bonne prose .S.Bachi a déjà une réputation de grand écrivain ; ce n’est pas ce dernier roman qui viendra changer la donne.
Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...